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"Pour ceux qui ne tolèrent pas (la nouvelle formule, ndlr), l'ancienne formule du Levothyrox sera disponible à partir du 2 octobre dans les pharmacies", a déclaré la ministre à l'antenne de RMC.
source : AFP


samedi 31 mars 2007

Les anticorps antithyroïdiens.

Les anticorps antithyroïdiens dit circulants, sont responsables de la maladie d'Hashimoto et sont présents également dans la maladie de Basedow.

Ici nous allons voir le principe (très succinctement) du fonctionnement et de l'action des anticorps antithyroglobuline et des anticorps antithyropéroxydase.
L'origine de leur présence est encore mystérieuse pour les chercheurs, qui ont mit en cause les lymphocytes T, mais restent sans connaissance du processus exact.


Les anticorps ANTITHYROGLOBULINE.

Pour bien comprendre ce dont il s'agit, je vous donne en premier la définition de :
  • immunoglobulines = Elles sont aussi appelées anticorps. Ce sont des protéines présentes dans le sang et les tissus qui se fixent sur les corps étrangers afin de provoquer leur destruction.
  • thyroglobuline = C'est une protéine qui capte les iodures afin de permettre la fabrication des hormones thyroïdiennes LT3 et LT4. Elle permet de contrôler le suivi du cancer thyroïdien pour lequel elle doit être très basse. La thyroglobuline élevée est un problème réel lorsqu'on est dans le cadre de la surveillance d'un cancer, car elle peut signifier récidive du cancer.
    Lorsqu'il n'y a pas de cancer, l'
    augmentation de la thyroglobuline peut être due à la présence d'un goitre, d'une thyroïdite subaiguë ou encore dans le cadre d'une maladie de Basedow. Une diminution peut signifier l'hypothyroïdie et dans ce cas, il faut vérifier si il existe des anticorps antithyroglobuline. Il peut aussi s'agir d'une hyperthyroïdie (iatrogène) due à la prise de certains traitements à base d'iode.
Les anticorps antithyroglobuline sont des immunoglobulines circulantes, dirigées contre la thyroglobuline.
On peut les retrouver dans un gros pourcentage de la population normale, même légèrement hors normes, et cela ne veut pas dire pour autant que la maladie est présente.

On les retrouvera parfois en très grande quantité chez les patients atteint de la maladie d'Hashimoto. Mais ce n'est pas systématique. Le pourcentage de patients ayant des anticorps antithyroglobuline présents est assez faible.
On les trouvera également dans la maladie de Basedow, plus rarement, mais ils ne sont alors pas actifs, car comme dans le cas de la maladie de Basedow, il s'agit d'une hyperthyroïdie, donc une surproduction des hormones thyroïdiennes. Cela est donc contradictoire, puisque les antithyroglobulines contrecarrent l'action de la thyroglobuline. A moins que la surproduction d'hormones ne soient provoquée par un nodule chaut ou toxique.

Les anticorps antithyroglobuline sont trouvés sous plusieurs formes :
1° : la forme destruction de la thyroglobuline
2° : la forme d'anticorps anti T4
3° : la forme d'anticorps anti T3

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LA SURVEILLANCE DU CANCER.
Lors de la surveillance d'un cancer, il est utile et important de savoir si les antithyroglobuline sont présents ou pas.

Le cancer pouvant être présent lors d'une maladie auto-immune, la présence des anticorps n'est donc pas exceptionnelle, surtout que le cancer lui même peut produire des antithyroglobulines en très grande quantité.
Lors d'un cancer opéré, la thyroglobuline doit être la plus basse possible.
Mais en présence d'anticorps antithyroglobuline, on peut penser qu'ils sont responsables de cette absence de thyroglobuline. Et donc ils peuvent fausser le résultat ce qui implique un doute sur l'absence éventuelle de récidive d'un cancer.

Si les anticorps sont absents, la surveillance du cancer se fait facilement avec simplement le dosage de la thyroglobuline.
Si en revanche, ils sont présents, il n'existe aucun calcul qui permettrait d'évaluer le taux de thyroglobuline.
Remarque : La thyroglobuline n'a de signification qu'après une opération pour cancer. Si elle est élevée en dehors de ce fait, elle ne signifie rien de spéciale. Et elle n'est sûrement pas un marqueur de cancer dans ce cas.
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Les anticorps ANTITHYROPÉROXYDASE.

Définition :
  • la peroxydase thyroïdienne : C'est une enzyme qui catalyse la thyroxine le couplage de deux résidus de diiodothyrosine incorporées à la thyroglobuline = thyroxine.
  • la thyroxine : elle compose l'hormone T4. La T3 = triiodothyronine. Elles sont constituées de tyrosine qui est produite par la glande thyroïde. Les hormones agissent sur la synthèse des protéines. L'iode est un composant très important pour elles.
Par leur action sur la peroxydase, les antithyropéroxydase détruisent les cellules de la thyroïde. Mais la raison reste inconnue à ce jour.

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Les anticorps ANTIRECEPTEURS de la TSH.
Sont des anticorps qui eux signent la maladie de Basedow. 
On en sait très peu à leur sujet.  Si ce n'est qu'ils abaissent la TSH  et stimulent la thyroïde, qui se met alors à produire en excès des hormones. Ce qui induit l'hyperthyroïdie et surtout donc la maladie de Basedow. 

Mais on sait aussi que dans certains cas, ces mêmes anticorps bloquent toujours la TSH mais ne stimulent pas la thyroïde et induisent alors une hypothyroïdie, qu'on appelle hypothyroïdie à anticorps bloquants tout simplement. 
Cette forme d'hypothyroïdie est peu connue des médecins, ce qui implique que très souvent ils se trompent dans le diagnostic surtout si seule la TSH est analysée. Car pour se rendre compte de l'hypo à anticorps bloquants, il est absolument indispensable d'avoir aussi l'analyse des hormones T3 et T4, qui elles seront alors également basses ou à tendance basses.  

Cette forme d’hypothyroïdie avec TSH et hormones basses peut aussi faire penser éventuellement à un dysfonctionnement hypophysaire ou hypothalamique. Donc il est absolument nécessaire dans cette situation de faire contrôler les anticorps antirécepteurs de la TSH ainsi que des bilans sanguins pour le contrôle de l'hypophyse.  
Les symptômes eux seront nettement hypothyroïdiens que ce soit l'hypophyse ou les anticorps qui seraient en cause.
 
L'ACTION DES ANTICORPS.

Une étude a tenter de démontrer que les maladies auto-immunes dans les pays où les besoins en iode sont suffisants, sont plus souvent la cause des dysfonctionnements thyroïdiens. Mais il existe aussi d'autres causes telles que :
  • le dysfonctionnement hypophysaire,
  • les maladies iatrogènes,
  • l'hérédité,
  • les maladies congénitales,
  • la pollution serait très fortement mise aussi en cause, liste non exhaustive.
  • la TSH stimulerait (???) la production des anticorps antithyropéroxydase. Ce qui explique pourquoi on veille à maintenir une TSH assez basse 0,5 environ pour les personnes Hashimoto.
On peut retrouver les antithyroglobulines dans différentes maladies :
  • maladie de Basedow = hyperthyroïdie primaire chronique
  • thyroïdite d'Hashimoto = hypothyroïdie primaire chronique
Il existe des variantes en hypothyroïdie :
  • thyroïdite lymphocytaire juvénile
  • thyroïdite fibreuse chronique
  • myxœdème idiopathique
  • thyroïdite atrophiante silencieuse
  • syndrome de Schmidt.
Les anticorps peuvent être présents dans l'organisme, en surnombre, sans que pour autant la personne développe un jour la maladie.
Des recherches ont permis de constater que des parents de malades d'Hashimoto, sont eux-mêmes positifs aux anticorps, mais asymptomatiques.

On peut trouver des maladies qui s'associent "facilement" aux maladies thyroïdiennes auto-immunes, mais dans ce cas, on trouvera les deux anticorps antithyroïdiens : antithyroglobulines et antithyropéroxydase.
  • la polyarthrite rhumatoïde
  • la myasthénie
  • le diabète juvénile
  • le diabète de type 1
  • le lupus érythémateux disséminé
  • la cirrhose biliaire primitive
  • le syndrome de Gougerot-Sjögren
  • l'anémie de Biermer
  • le syndrome de Schmidt ou maladie d'Addison
  • les connectivités mixtes
Lorsque ces maladies sont présentes alors qu'il n'existe pas de maladie thyroïdienne déclarée, il est de bon ton de vérifier la présence des anticorps antithyroïdiens surtout les antithyropéroxydase qui sont retrouvés dans 50 à 90 % des cas.

Une recherche a permis de mettre en évidence que les anticorps antithyropéroxydase des malades atteint d'une maladie auto-immune thyroïdienne, ne sont pas les mêmes que pour les personnes saines ou que les patients atteints d'autres maladie auto-immune.

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Le traitement
Les anticorps peuvent réagir aux traitements qui agissent sur le système immunitaire.

Hashimoto : avec HYPERTHYROÏDIE uniquement : le traitement antithyroïdien ou traitement freinateur (voir la liste pour Basedow) qui permet de rééquilibrer le taux des hormones T3 et T4, permet une diminution des anticorps circulants. Les antithyroglobulines diminuent beaucoup plus lentement que les anticorps antithyropéroxydase.
En hypothyroïdie il n'y a aucun traitement qui puisse agir sur les anticorps. Sauf le fait de maintenir une TSH assez basse.

Basedow :
Le traitement antithyroïdien (carbimazole, ou méthimazole), va freiner la production thyroïdienne mais va en même temps agir comme immuno-suppresseur, ce qui va entraîner une diminution rapide du taux des anticorps antithyropéroxydase mais surtout des antirécepteurs de la TSH.
Les anticorps étant produits par les tissus thyroïdiens, ils seront supprimés et diminueront après une opération. Mais pas toujours, car il peut aussi rester du tissu thyroïdien après l'opération et il en faut peu pour que la maladie soit maintenue ou récidive par la suite. Il peut même survenir une petite repousse de tissu thyroïdien qui maintiendra la maladie.

Ces mêmes deux anticorps peuvent augmenter très fortement (plusieurs fois le taux de base) lors d'une cure d'iode radioactif, pour redescendre rapidement, mais peuvent toujours être actifs.

Afin de faire diminuer les anti récepteurs de la TSH et également améliorer une éventuelle exophtalmie, on peut également traiter par corticothérapie. Mais le traitement ne sera pas efficace à 100 %.
Ce traitement est très rarement utilisé.

Pour en discuter, voir forums de la catégorie : Discussions générales 

lundi 26 mars 2007

Le sélénium.

On dit souvent que le sélénium permettrait une diminution du taux des auto-anticorps.

A part la seule étude faite par le Docteur Seignalet, il n'y a rien de concret à ce sujet.

On sait que le taux des auto-anticorps fluctue naturellement.
Donc il se peut que l'on constate une diminution des anticorps mais que cela soit simplement dû au "naturel".
Mes anti TPO ont baissé sans que je fasse quoi que ce soit. Mais en revanche mes anti TG eux ont fait la grimpette. Et je ne suis pas la seule à avoir des fluctuations d'anticorps.

La seule intervention sure du sélénium au niveau thyroïde :

Citation:
Mais le sélénium intervient dans d'autres processus. Ainsi, il est impliqué dans la fabrication des hormones thyroïdiennes. C'est pourquoi certaines hypothyroïdies sont aggravées par des carences en sélénium. Ce minéral entre également dans la composition de protéines spécifiques des spermatozoïdes, de la prostate…
source

En revanche, il renforce le système immunitaire mais il n'est pas question de suppression des auto-anticorps.

Citation:
Une arme pour nos défenses !

Le sélénium est également indispensable à nos défenses immunitaires. En effet, lorsqu'il est pris à des doses thérapeutiques supérieures aux apports journaliers recommandés, il est capable de booster les capacités de notre organisme face aux virus.
même source

ATTENTION : le sélénium booste le système immunitaire et donc il booste TOUS les anticorps sans aucune distinction, soit anticorps et auto-anticorps. 
Alors en fait, on peut très bien faire en sorte d'augmenter son taux d'antithyropéroxydase ou d'antithyrglobuline alors qu'en fait on espérait une diminution.
Donc la plus grande prudence est requise à ce niveau, car au lieu d'améliorer la situation, on risque bien plus de l'aggraver.


Et vu les nombreux aliments qui en contiennent c'est vraiment inutile d'aller en acheter en complément.Sauf si vraiment vous avez une carence avérée par prise de sang.
Si vous en voulez un peu plus dans votre organisme privilégiez ces aliment avant toute prise en complément. 
Sur le site de Doctissimo à la suite, il se trouve un tableau avec ces aliments et leur teneur en sélénium.

source


Attention à la surconsommation :

Citation:
RISQUES DE TOXICITÉ

Le sélénium peut être toxique à plus de 1000 µg/jour. Il est considéré qu’une supplémentation quotidienne est sûre jusqu’à 200 µg. Au delà, il peut y avoir intoxication et l’apparition de symptômes tels que perte des poils, des ongles et des dents, dermatite, léthargie et paralysie progressive. L'empoisonnement aigu provoque la fièvre, l'augmentation du taux respiratoire et capillaire, la gastro-entérite, la myélite (inflammation de la moelle épinière), l'anorexie et même la mort. La sélénose est rare chez l'homme, mais pourrait menacer avec l'emploi croissant des machines xérographiques (procédés d'imprimerie) qui contiennent des plaques de sélénium et en dégagent dans l'air. Le sélénium est employé également dans la fabrication du matériel photosensible. Le sulfite de sélénium (composition des shampooings antipelliculaires), quant à lui, est un composé insoluble et donc sans risque.
même source
(sélénose = taux très élevé de sélénium dans le sang)


Autre site : Le sélénium.

lundi 12 mars 2007

Le syndrome des jambes sans repos : le SJSR.

C'est un syndrome neurologique qui est très perturbant, car il entraîne un besoin irrésistible de bouger, de remuer les jambes. C'est une sensation de brûlure, d'échauffement des muscles, de contractures musculaires.
Il est présent chez 31 % des fibromyalgiques d'après une étude belge.
Il peut être associé et ne pas le confondre avec la myoclonie qui est un mouvement involontaire des membres lors du sommeil uniquement.

Le SJSR apparaît généralement en fin de journée au moment de la mise au repos et continue toute la nuit, perturbant celle-ci, jusqu'à provoquer des réveils fréquents mais surtout empêchant souvent l'endormissement.

Le SJSR peut être diagnostiquer lors d'un séjour dans un service d'étude du sommeil (polysomnographie). Vous serez reliez par des électrodes à un ordinateur qui analysera les données toute la nuit.
Une caméra filmera votre nuit et ainsi on pourra vraiment avoir un contrôle que vous êtes bien atteint de ce syndrome.

Le syndrome des jambes sans repos en fait porte assez mal son nom, car ce syndrome ne se localise pas que dans les jambes.
En effet, dans les cas importants, on retrouve également ce syndrome dans les bras mais aussi dans les muscles dorsaux.

Comment y remédier ?
Avec un traitement qui au départ est prescrit aux malades de la maladie de Parkinson : Adartrel.
Seulement, il comporte beaucoup d'effets secondaires, telles que surtout des nausées nocturnes mais également diurnes et cela avec quelques fois un résultat très faible, voire inexistant.

Le magésium et la vitamine B6 (MagnéB6), peuvent aider à soulager cette nervosité et ces contractures involontaires. Ils peuvent atténuer les crises très fortement.
On peut y associer un décontractant musculaire. ATTENTION : pas de benzodiazépine, qui eux sont contre-indiqués avec la fibromyalgie.

L'eau froide peut aussi adoucir, car le SJSR peut être associer à une mauvaise circulation veineuse.

Des exercices d'étirements associés à des massages en fin de journée sont aussi efficaces.

Ce qui est à faire :
Diminuer ou arrêter la consommation d'alcool qui peut contribuer à renforcer le SJSR.
Supprimer le tabagisme, la caféine à très forte dose.
Faites vérifier le taux de vitamines et de minéraux dans l'organisme. En effet une carence de certains de ces éléments peuvent aggraver le SJSR. Variez votre alimentation afin d'avoir tout ce dont votre organisme a besoin.

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

Ma photo
Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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