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Le forum pour la thyroïde n'est désormais accessible qu'en lecture uniquement.

ATTENTION : je ne réponds pas par mail. Sauf UNIQUEMENT pour les enfants ou futures mamans. Donc c'est de l'ordre du très exceptionnel. Merci de votre compréhension.

Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.
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mercredi 26 novembre 2008

Evolution de la TSH et de la T4 en fonction de l'âge.

Evolution de la TSH et de la T4 en fonction de l'âge, de la naissance à l'âge adulte :


Attention : ceci ne tient pas compte des différents tests utilisés dans les laboratoires, donc il peut exister des différences, en fonction des tests, des appareils utilisés mais aussi comment le réglage est fait, chaque labo ayant ses propres normes.
Ceci est juste un tableau indicatif.


Les valeurs réelles à voir sont celles qui seront avec le résultat de la prise de sang, sauf au sujet des enfants et encore plus des bébés, pour lesquelles donc il faut vérifier auprès du labo, qu'elles sont bien en rapport avec l'âge de l'enfant.
Certains labo n'en tenant pas compte et donnant donc les normes courantes adultes, puisque bien souvent pour eux, les maladies thyroïdiennes chez les enfants et encore plus chez les très jeunes sont très rares pour ne pas dire inexistantes. Enfin ça c'est leur discours et c'est donc très loin d'être la réalité.
Les normes pour les bébés doivent donc être prises à la hausse.

vendredi 3 octobre 2008

Vous avez un bon médecin........

On parle souvent des médecins contre lesquels on a une dent.

Pourquoi ne pas parler de ceux qui méritent un grand merci pour savoir être un vrai bon médecin ?

Je sais que si je faisais ce message en disant, dites tout les griefs que vous avez envers votre ou vos médecins, les messages seraient alors très nombreux.
Mais ici, on dira merci à ceux qui sont corrects et qui savent encore ce que "être médecin" veut dire.

Votre médecin :
  • vous écoute
  • tient compte des symptômes
  • demande tous les examens : TSH, T3L, T4L + anticorps + échographie
  • tient compte des résultats sanguins même si ils sont dans les normes et proches de la minimale ou de la maximale
  • tient compte de la norme maximale de la TSH à 2,5
  • prescrit de la T3
  • tient compte de tout ce qui est cité avant ou plusieurs choses ?
Vous pouvez ici, en commentaire, en parler et dire ce que vous pensez réellement de lui.
Le remercier.

Les commentaires sont soumis à la modération, donc ils ne s'afficheront qu'après que je les ais lus et acceptés.
Cela me permet ainsi d'éviter des messages qui ne correspondraient pas à ce qui est autorisé.

dimanche 31 août 2008

Cure d'iode ou opération ?

Un dilemme, que choisir entre les deux.

Un petit point sur les avantages, inconvénients et risques des deux.

L'opération.
L'avantage c'est que c'est radical on enlève tout.
Mais les risques sont ceux de l'anesthésie surtout lorsqu'il existe des problèmes cardiaques.
Mais dans le cas où les problèmes cardiaques sont dus justement à la maladie thyroïdienne l'opération pourra alors éventuellement régler ce dysfonctionnement.

Il y a l'inconvénient de la cicatrice, mais qui de plus en plus se font très petites et invisibles. Mais les conditions de cicatrisation sont encore meilleures en fonction aussi de l'élasticité de la peau et les facilités à cicatriser de chacun.

Il existe d'autres risques que l'anesthésie : les risques chirurgicaux.
La thyroïde est très vascularisée et cela peut donc conduire à des risques d'hémorragies. Bien que des choses soient possibles comme la prise de Lugol avant l'opération dans le cadre d'une maladie de Basedow par exemple. Le risque d'hémorragie avec Basedow sont encore plus important.
La thyroïde est très proche de plusieurs organes très importants comme les parathyroïdes qui contrôlent le calcium et le phosphore. L'opération peut entrainer la disparition d'une ou plusieurs parathyroïdes avec la thyroïde, ce qui peut provoquer une chute calcique importante, ce qui demandera un traitement de plusieurs semaines voire au long court.
Il y a aussi le risque du nerf récurrent qui peut être sectionné. Ce nerf est important car il innerve l'oesophage, le larynx et la trachée.
Les cordes vocales peuvent aussi subir des dégâts lors de la chirurgie.
Fort heureusement ces risques sont extrêmement rares.


La cure d'iode.
Le gros problème est qu'on doit en passer par la chambre plombée et donc un isolement total de plusieurs jours et aussi il y a des précautions très importantes à prendre à la sortie, afin d'éviter tout problème à l'entourage. Mais en général tout se passe sans problème. Les explications plus précises seront fournies par l'établissement.

Il existe aussi un autre risque, l'iode peut engendrer une stérilité passagère mais aussi une définitive.
Donc on évite ce genre de traitement auprès de jeunes femmes ou jeune hommes qui ne sont pas encore parent.
Mais il y a aussi alors la possibilité de congélation d'ovocytes ou de sperme. C'est à discuter sérieusement avec le médecin.

La radioactivité même si elle est minime dans cette cure, reste toujours un risque chez des sujets sensibles.
Elle peut provoquer des taches sur la peau, qui en général s'élimine avec le temps, mais il peut aussi y avoir des allergies à l'iode.

Le positif est que pas d'anesthésie, pas de cicatrice, pas de risque de douleur aux cervicales (lors de l'opération la tête est fortement basculée en arrière pendant presque 2 heures), pas de risque qu'on enlève des parathyroïdes, qu'on entaille le nerf récurrent, qu'on touche les cordes vocales, car tout ces risques font partie des problèmes qui peuvent survenir aussi avec l'opération. Et ça il faut aussi en tenir compte.

Mais l'iode ne tue pas forcément toute la thyroïde, mais seulement certaines cellules qui auront bien voulu se gorger d'iode, il reste donc toujours une partie de la thyroïde qui peut encore fonctionner et donc toujours fournir le bénéfice des hormones naturelles.
Mais cela entraîne aussi le risque de voir une récidive survenir, mais c'est relativement rare et de toutes façons cela est également possible même avec une opération, puisqu'il peut y avoir des cellules résiduelles disséminées un peu partout dans l'organisme et qui peuvent donc entretenir une hyperthyroïdie ou la maladie de Basedow.
Avec l'iode même les cellules disséminées seront elles aussi éliminées ce qui ne peut pas être le cas avec une opération chirurgicale.

De plus une chose très importante, si les nodules sont froids, ils ne prendront pas l'iode, et donc dans ce cas eux peuvent toujours rester en place et surtout donc ils pourraient continuer d'évoluer et peuvent alors dégénérer en cancer.
Et donc au même titre si il existe des zones de la thyroïde qui sont hypoéchogènes, elles ne fixeront pas non plus l'iode et ne pourront pas être détruites.

Mais une scintigraphie est pratiquée avant de prendre la décision de la cure d'iode qui permet donc de voir si la thyroïde sera à même de bien absorber l'iode ou pas, et cela permet aussi de calculer la quantité d'iode qui sera prise.
La dose étant variable en fonction de chaque individu.

On pourra constater que la cure d'iode a bien fonctionné environ 6 mois plus tard. On refait alors une scintigraphie corps entier afin de s'en assurer. Parfois, il est envisagé de refaire une deuxième cure.

lundi 28 juillet 2008

Quand et comment faire un contrôle sanguin ?

Le contrôle sanguin est très important dans le suivi des maladies thyroïdiennes et surtout dans les hypothyroïdies afin d'avoir au plus proche le bon dosage du traitement.

Pour tous, hommes et femmes, enfants.

Les premières recommandations sont de les faire dans les mêmes conditions, à savoir :
  1. dans le même laboratoire
  2. si vous avez fait le premier contrôle à jeun, les autres devront l'être également
  3. privilégier aussi le même créneau horaire
  4. si un traitement médicamenteux à été arrêté ou prit entre les deux examens, en tenir compte 
Il n'est pas nécessaire que le bilan soit fait à jeun. Mais si la prise de sang de contrôle est faite en association avec d'autres analyses, comme la glycémie ou le cortisol, il faut alors respecter les consignes de ces analyses.

      Pour les femmes uniquement.

      Il y a une précision très importante : tenir compte du cycle menstruel.
      En effet, le besoin d'hormones étant différent tout au long du cycle menstruel (voir : Les hormones thyroïdiennes, la pilule et le cycle féminin ) il est donc plus qu'important de faire la prise de sang de contrôle dans la même phase du cycle. Sans quoi il y a aura incohérence dans les résultats.
      La préférence est donnée en phase folliculaire soit à J3 ou J5. 

      Pour en discuter voir le forum et sous-forums : Discussions générales.

      vendredi 4 juillet 2008

      Le Cynomel ou la T3 comment ça fonctionne ?

      Le Cynomel ou l'Euthyral, le Téatrois sont les médicaments dans lesquels on trouve l'hormones thyroïdienne T3L de synthése.

      La T3L est l'hormone réellement et la seule active.

      Les médecins en ont peur et sont frileux à la prescrire tout simplement parce que justement elle est très active.
      Ce qui implique que si elle est très active son manque comme sont trop, engendrent des problèmes dans tout l'organisme.
      Et ça les médecins ne l'admettent pas du tout voire même le nient carrément.
      Oh ils ne le nient pas quand il y en a de trop mais trop peu pour eux, ce n'est pas un problème.

      La T3L en trop grande quantité peut provoquer des palpitations cardiaques, des diarrhées, une fonte musculaire, de la nervosité,.... enfin tous les symptômes de l'hyperthyroïdie.
      La T3L en trop petite quantité, peut provoquer donc tous les symptômes de l'hypothyroïdie.

      Le problème de la prescription de la T3L en complément du Levothyrox ou d'un traitement de T4L comme le L-thyroxine, vient de plusieurs choses :
      1. l'action rapide et très (trop ?) importante de l'hormone
      2. le dosage de la molécule dans les comprimés est trop important. En effet l'Euthyral contient 20 µg, le Cynomel 25 µg, le Téatrois 0,35 mg
      3. la nécessité de devoir prendre de petits dosages en plusieurs prises
      4. et en plus, une erreur des médecins qui l'associent au dosage de la T4 sans faire au préalable une diminution de la T4 ce qui entraîne alors une double dose, mais je vais développer.
      1. L'action rapide.
      La T3L a en effet une 1/2 vie de 24 heures.
      Donc voir le principe de la 1/2 vie d'un médicament qu'il s'agisse du Levothyrox ou d'un autre le principe est le même. C'est la durée qui diffère.
      L'action de la T3 est très rapide mais aussi très courte car elle s'élimine rapidement.
      L'action de la T3 est importante car chaque cellule de l'organisme à besoin de la T3 car cette hormone agit au niveau de toutes les cellules de l'organisme et participe à l'élaboration de l'énergie.
      Donc la T3L est VITALE à TOUT l'organisme.

      2. Le dosage trop important des comprimés.
      Les comprimés contiennent une dose importante de la molécule ce qui les rend particulièrement dangereux et surtout inadaptés aux besoins réels du patient.
      Il faut les prendre par 1/4 ou 1/2 mais surtout en plusieurs prises en évitant les prises trop tardives dans la journée qui peuvent alors entraîner des insomnies.

      Pourquoi est-il trop important ?
      Parce que les raisons du manque de T3L sont :
      • la conversion de l'hormone T4L ne se fait pas correctement
      • pas suffisamment
      • pas du tout.
      Ce manque d'hormones ne veut pas dire pour autant qu'il faille prendre la quantité nécessaire le matin et qu'ensuite cela est bon pour la journée. Pas du tout, mais ça c'est le point 3.

      3. De petites doses plusieurs fois par jour.
      Bien entendu, puisque que comme vu plus haut, la T3L est très active et très rapidement.
      Donc une quantité trop importante d'un coup, donne une action rapide et surtout trop hormones présentes de quoi se faire un bon électrochoc, ce qui n'est absolument pas bon pour l'organisme, qui en fait n'a besoin que de petits coups de pouce, plusieurs fois par jour, comme le fait normalement notre organisme quand tout va bien.

      Donc un petit dosage plusieurs fois par jour, sera bien plus efficace et surtout plus sûr qu'un dosage fort en une seule prise.

      4. Nécessité de diminuer le dosage de la T4L lors de l'ajout de la T3L.
      Les médecins lorsqu'ils donnent un apport de T3, l'ajoutent au dosage de la T4, ce qui est une grosse erreur puisque comme on le sait la T4 permet elle de produire de la T3 par conversion, ce que fait notre foie.
      Donc si on ajoute de la T3 à un dosage de T4 sans diminuer ce dernier, on risque de se retrouver avec un trop d'hormones et ce même si le taux de T3 est vraiment très bas, et même si il est hors norme minimale.

      Pourquoi ?
      • Parce que la T4 en trop, peut alors elle aussi donner des symptômes désagréables ressemblant à ceux de l'hyperthyroïdie.
      • La T3 à besoin d'elle-même pour être convertie par le foie. C'est-à-dire qu'un apport de T3 directe par un traitement peut alors aider notre foie à mieux convertir la T4. Donc un apport supplémentaire de T3 doit être prit en compte.
      Ces éléments doivent être prit en compte de suite car on ne sait pas comment l'organisme va réagir.
      Donc par prudence, il est préférable de faire la posologie tout doucement, en procédant par paliers, de petits dosages des deux hormones au fur et à mesure.

      Donc lorsqu'on doit ajouter de la T3 à un traitement déjà existant de T4, il est impératif de diminuer d'abord la T4, et d'ajouter la T3 par petites doses.

      Exemple :
      On a déjà un traitement de 100 µg de Levothyrox.
      On commence alors par 1/4 de Cynomel par exemple, ce qui donne 6,25 µg mais on diminue alors de 25 µg minimum le Levothyrox.
      En principe on compte 25 µg de T4 en moins pour 5 µg de T3 ajouté.

      REMARQUE :
      Comme je le disais en début d'article, les comprimés sont trop dosés.

      Je commencerais par l'Euthyral qui contient 100 µg de T4 et 20 µg de T3 par comprimé.
      Donc 1/4 de cp d'Euthyral nous donne 5 µg de T3 et 25 µg de T4. Ce qui est un bon rapport mais pas très facile à gérer.
      Car si vous voulez par exemple, n'augmenter que la T3, vous devez obligatoirement augmenter aussi la T4.
      Si vous voulez augmenter la T4 uniquement, vous pouvez le faire mais alors en y associant du Levothyrox ou de la L-thyroxine.

      Quant au Cynomel lui doit alors être associé à un traitement de T4 soit le Levothyrox ou le L-thyroxine.
      Mais il peut dans certains cas être prescrit seul. Après une opération de la thyroïde pour cancer en attendant la cure d'iode par exemple.
      Le Cynomel contient donc 25 µg de T3 par comprimé, ce qui est bien de trop.
      Même 1/4 de cp donne un dosage trop important en 1 prise car bien des personnes ont besoin ne serait-ce que d'un 1/4 de ce 1/4, plusieurs fois par jour.

      Comme aux USA, il existe le Cytomel qui est en deux dosages : 25 µg et 5 µg.
      Ce qui fait que 1/4 de cp de 5 µg ne donne que 1,25 µg et parfois c'est suffisant pour une prise. Ou même 1/2 cp serait suffisant puisque alors on peut alors renouveler la prise à 2 ou 3 heures d'intervalle.
      Cela donne le petit coup de pouce nécessaire, mais sans donner les risques de nervosité, palpitations ou de tremblements qui sont souvent alors associés et surtout craint des patients.

      Je ne parlerais pas du Téatrois, car déjà le traitement n'est pas remboursé par la sécurité sociale et en plus il contient donc lui 0,35 mg de T3 ce qui est encore bien plus dosé et donc encore bien plus à risques.
      Ou alors là c'est pour les cas où les personnes n'absorbent ou ne convertissent absolument pas la T4 et dans ce cas la seule solution est uniquement la prise de T3.

      Le Levothyrox comment ça fonctionne ?

      Le Levothyrox est un traitement substitutif qui contient l'hormone T4. Il permet de compléter ou/et de remplacer les hormones T4 que la thyroïde ne fabrique plus, mais aussi il permet de mettre la thyroïde au repos.

      On le prend au quotidien mais c'est sur la semaine que le dosage est comptabilisé.

      Bien des personnes, après avoir prit un premier dosage, disent que pendant les 3 premières semaines elles se sont senties mieux et puis qu'ensuite les symptômes d'hypothyroïdie sont réapparus et parfois même plus intenses qu'avant la prise du traitement et surtout qu'en prenant le Levothyrox elles se sont mises à prendre du poids.
      C'est normal et l'explication est simple.

      Lorsque la thyroïde fabrique goitre et nodules c'est parce qu'elle s'épuise, à force de vouloir produire les hormones que lui demande l'hypophyse sous la stimulation de la TSH.
      Le Levothyrox permet d'avoir dans l'organisme les hormones que la thyroïde n'arrivait plus à produire, et pour lesquelles elle s'épuisait.
      Le Levothyrox fait redescendre la TSH.
      La thyroïde alors se met au repos mais pas complètement, elle continue de produire des hormones mais en quantité moins importante, mais surtout elle ne s'épuise plus à le faire.
      Cela permet alors au goitre et au nodule de pouvoir commencer à diminuer ou du moins dans les premiers temps de ne plus évoluer.

      Donc avec la prise du tout premier dosage de Lévothyrox, la thyroïde se met au repos, et au tout début le traitement permet un apport supplémentaire d'hormones.
      Cela se ressent très souvent pendant les 3 premières semaines et même assez fortement avec des symptômes tels que :
      • insomnies
      • maux de tête (intensité très variable)
      • diarrhées ou selles plus molles
      • nervosité
      • quelques palpitations.
      Ces symptômes qui sont tout à fait normaux, vont ensuite s'estomper.

      Donc surtout ne pas prendre peur en se disant qu'on est passé en hyperthyroïdie car ce n'est pas le cas. C'est simplement l'apport supplémentaire d'hormones qui permet à l'organisme de se remettre en route.
      Ensuite, ces symptômes font généralement place à la réapparition des symptômes d'hypothyroïdie qui peuvent même être dans certains cas, + importants qu'avant la prise du traitement. C'est encore normal !
      C'est dû au fait que l'apport en hormones supplémentaires du Levothyrox est bien moins important car dans les 3 premières semaines ce n'est que 87,5 % du dosage du traitement qui est dans l'organisme et ensuite seulement 12,5 % sur 3 semaines. Donc l'apport supplémentaire là est vraiment minime et donc difficilement ressentit pour pas dire pas du tout.

      Mais il y a aussi un autre fait qui est à prendre en compte, c'est que la thyroïde produit elle aussi alors dans le même temps, MOINS d'hormones puisque la TSH diminuant à cause de l'apport de Levothyrox,  ne stimule plus autant la thyroïde. Donc cette dernière, ne produit plus la quantité d'hormones que le Levothyrox apportait en supplément, mais il se peut qu'elle produise même encore moins d'hormones.
      Le Levothyrox ne fait plus alors que combler qu'une petite partie (ou en totalité) le manque d'hormones qui existait faute de production naturelle de la thyroïde.
      D'ailleurs, il est courant de voir qu'avec le traitement, le taux des hormones à la prise de sang, est parfois encore plus bas qu'avant de commencer le traitement.
      Et c'est donc parfaitement normal.

      L'augmentation ensuite du dosage du Levothyrox permet petit à petit de réguler ces phénomènes, mais surtout de réguler le travail même de la thyroïde, afin qu'elle puisse travailler encore mais sans plus se fatiguer de trop. Ce phénomène peut perdurer sur plusieurs augmentations du traitement puisque à chaque fois la thyroïde ralentira son travail de la même façon et pour les mêmes raisons.

      REMARQUE : les médecins, bien souvent, disent que le traitement n'agit pas sur les nodules pour les faire diminuer, car pour eux si cela était le cas, on devrait voir une différence dans au moins les 3 premiers mois et au plus à 6 mois de traitement.
      Vu l'action du Levothyrox et la mise au repos de la thyroïde comme je viens de l'expliquer, il est donc normal que ce que disent les médecins soit fortement remit en cause.

      Plusieurs raisons que je récapitule :
      1. il faut 6 semaines pour que le Levothyrox soit en totalité dans l'organisme
      2. la thyroïde se met au repos et ne produit plus alors la quantité d'hormones que le Levothyrox apportait en supplément
      3. la thyroïde produit même moins d'hormones que le Levothyrox apporte, puisque elle est moins stimulée par la TSH que le Levothyrox fait diminuer
      4. il faut alors augmenter le Levothyrox ce qui implique qu'on recommence un cycle à partir du premier jour de l'augmentation du dosage du Levothyrox. Donc repart du point 1.
      5. les augmentations peuvent être multiples puisqu'il est conseillé surtout de ne pas augmenter le dosage du Levothyrox de façon trop importante (voir raisons un peu plus bas)
      Remarque : attention car chaque personne étant différente, les réactions seront aussi différentes. L'assimilation du traitement sera aussi différente.

      Donc il y a tout un processus qui doit être répété pour arriver à un fonctionnement plus doux pour la thyroïde et ce processus prend du temps.
      Alors si un nodule peut être influencé par le traitement thyroïdien, si il est petit on pourra peut-être vite voir un changement.
      Si il est supérieur à 20 mm, cela devient déjà plus difficile pour obtenir un changement même léger et donc encore plus difficile pour un changement radical.
      Aussi pour la diminution du goitre et des nodules, cela peut commencer à partir de 6 mois de traitement adapté et mettre  même jusqu'à un an avant de voir une modification.

      Les augmentations du Levothyrox.

      Il est conseillé de n'augmenter le Levothyrox que par paliers de 12,5 µg soit 1/2 comprimé de 25 µg.
      Pourquoi ?
      1. afin d'éviter que les symptômes ressentit dans les 3 premières semaines, ne soient trop forts et que la personne ne puisse pas le supporter
      2. afin que le dosage du traitement puisse être trouvé au plus juste et doucement, afin de ne pas avoir à revenir en arrière
      3. afin de permettre surtout à la thyroïde de s'habituer doucement à l'aide qui lui est apportée, et qu'ainsi elle se repose mais pas qu'elle s'endorme complètement. Il faut en effet qu'elle puisse continuer à apporter même en petites quantités, des hormones naturelles, de la calcitonine (que les médecins oublient très souvent et qui pourtant est indispensable) aussi entre autres .
      Donc pour l'augmentation, il est mieux de procéder comme suit :
      • augmenter progressivement le dosage, (paliers de 12,5 µg)
      • arriver au plus près du dosage qui peut donner de meilleurs résultats sanguins et aussi une amélioration des symptômes,
      • attendre au moins 3 ou 4 mois
      • refaire une prise de sang, et ainsi voir si il faut ou pas encore augmenter et si c'est le cas, de combien. Cela permet aussi de voir si il ne faut pas associer au Levothyrox, un traitement à base de T3.
      En faisant comme cela, on arrive alors à vraiment peaufiner au mieux le dosage.

      Vouloir aller trop vite, peut entraîner un arrêt brutal du fonctionnement de la thyroïde et ce n'est pas le but. On doit la freiner, la mettre au repos mais pas à la retraite.

      REMARQUE 1 : l'augmentation peut aussi se faire bien entendu par paliers de 6,25 µg soit 1/4 de comprimé de 25 µg.
      Ce qui permet par ailleurs de peaufiner le dosage et de permettre ainsi vraiment d'avoir un apport au plus juste du traitement.

      REMARQUE 2 :
      On peut aussi bien entendu ne faire une augmentation de 6,25 µg ou de 12,5 µg que quelques jours par semaine, ce qui permet encore d'être plus juste dans l'apport d'hormones fait.
      Car un dosage de Levothyrox peut être différent 1 jour sur deux ou sur trois en fonction des besoins puisque pour rappel on prend le traitement au quotidien mais il est comptabilisé sur la semaine.

      REMARQUE SPÉCIALE : Le Levothyrox ne fait pas grossir. C'est l'hypothyroïdie qu'il traite qui fait grossir. Mais un mauvais contrôle de la T3, peut lui faire grossir. Autrement dit, bien trop souvent les médecins ne se fient qu'à la T4. Or c'est la T3 qui est active. Et avoir beaucoup de T4, ne dit pas que l'on a suffisamment de T3. Et si on a trop de T4, et pas assez de T3, on prend du poids, mais aussi on conserve les symptômes de l'hypothyroïdie. Donc il convient de faire TOUJOURS contrôler les T3 en même temps que les T4 et la TSH. Et surtout il faut prendre en considération si les T3 sont proches de la minimale, ou inférieures à la moitié de la fourchette du labo.

      vendredi 4 avril 2008

      Les hormones thyroïdiennes, la pilule et le cycle féminin.

      Plusieurs femmes sous traitement thyroïdien, témoignent de leur mal-être par périodes et ces périodes sont souvent dues tout simplement au cycle féminin.

      Le cycle féminin contient plusieurs phases :
      La phase folliculaire : du premier jour des règles jusqu'au 14 ou 15è jour.
      La phase ovulatoire, la plus courte des phases : qui survient sous l'influence de l'hormone FSH qui est très augmentée lorsque le follicule est à maturation. Cette maturation provoque alors la sécrétion d'une autre hormone qui permet de libérer l'ovocyte : la LH.
      La phase lutéale : qui est la période qui débute juste après la fin de la période de fécondité de l'ovocyte. Période qui précède donc les règles.
      Petit rappel : chaque cellule de l'organisme a besoin des hormones thyroïdiennes et plus particulièrement la T3, pour remplir son rôle.

      Ceci expliqué, en temps ordinaire, donc sans maladie thyroïdienne, lors de la phase folliculaire, les besoins en hormones thyroïdiennes sont plus importants puisqu'ils doivent favoriser l'ovulation qui survient à l'aide des hormones FSH et LH, mais également des hormones thyroïdiennes.
      Ensuite il y a la phase ovulatoire qui demande aussi des hormones supplémentaires, puisque le phénomène qui permet d'entraîner l'ovocyte hors des trompes nécessite également des hormones thyroïdiennes. Et surtout le plus d'hormones permet la mise en place et le maintien d'une éventuelle grossesse qui pourrait débuter.
      Mais lors de la phase lutéale, les besoins en hormones thyroïdiennes sont fortement diminués.

      Cette diminution des besoins entraîne alors chez la femme ce qu'on appelle le syndrome prémenstruel qui peut être ressentit d'intensité variable d'une femme à l'autre mais aussi d'un mois sur l'autre chez une même femme.
      Tout simplement parce que la thyroïde produit les hormones thyroïdiennes en fonction des besoins d'un moment T mais toujours avec un léger décalage. Et on sait que la durée de vie d'une hormone thyroïdienne peut être longue pour la T4 = 168 heures alors que pour la T3 le délai est plus court : 24 à 48 heures.
      Mais la thyroïde ayant pu fournir un supplément important d'hormones, il faut donc attendre que cet excès soit éliminé et cela se fait donc bien souvent tout au long de la phase lutéale. D'où alors on constate de la nervosité, des palpitations, des insomnies pendant cette période, qui s'atténuent ou s'arrêtent complètement avec l'arrivée des règles, puisque les règles elles aussi demandent un besoin d'hormones thyroïdiennes.

      La prise de la pilule contraceptive
      Le phénomène est aussi renforcé avec la prise de contraceptif oral mais aussi le stérilet à hormones. Les besoins en hormones thyroïdiennes sont encore plus importants, car il y a alors deux fonctions qui s'opposent mais qui ont toutes deux besoins des hormones thyroïdiennes pour se réaliser.
      Car comme expliqué plus haut, c'est la phase folliculaire qui demande le plus d'hormones thyroïdiennes pour que l'ovulation puisse avoir lieu et donc c'est aussi la période pendant laquelle les comprimés contraceptifs sont les plus dosés pour justement empêcher cette ovulation. Mais les contraceptifs à base d'hormones nécessitent également les hormones thyroïdiennes en grande quantité.
      Donc il y a double besoins d'hormones thyroïdiennes.
      Ainsi lorsqu'on arrive en phase lutéale et que les comprimés contraceptifs sont moins dosés, les besoins en hormones thyroïdiennes diminuent mais pas les hormones qui sont dans le sang.
      Donc il faut attendre l'élimination de ces hormones qui peuvent donc être plus importantes que lorsqu'il n'y a pas de pilule contraceptive. Et les hormones thyroïdiennes ne s'éliminent pas du jour au lendemain.
      Ce qui implique que lorsqu'on a une thyroïde qui travaille normalement, elle peut compenser au fur et à mesure les besoins en hormones.

      Pilule et traitement thyroïdien.
      Mais lorsqu'on est sous traitement thyroïdien, on a le même dosage TOUS les jours.
      Bilan on est plus sensible à ces changements et surtout le syndrome pré-menstruel est beaucoup plus important surtout donc sous traitement thyroïdien et cela avec bien entendu le cortège de symptômes de ce fameux syndrome : énervement qui peut alors dans ce cas aller même jusqu'à de la colère, insomnies, palpitations,..... qui font effectivement penser à des symptômes d'hyperthyroïdie.
      Mais cela peut aussi engendrer des douleurs musculaires qui peuvent faire penser qu'on est en sous ou sur dosage thyroïdien.

      Le problème est donc éclaircit mais pas pour autant réglé car le traitement thyroïdien lui est prit au quotidien et fait fi de tous ces changements. Il faudrait pouvoir adapter le traitement en se basant un peu sur ces différentes phases, mais cela implique une modification permanente du dosage thyroïdien ce qui peut être très ennuyeux et difficile à maintenir car l'hypophyse met 6 à 18 semaines pour s'adapter au nouveau dosage.
      On risque fort de la perturber, en modifiant trop souvent le traitement.
      De plus, vu la durée de vie de la T4 c'est encore très délicat.

      Une possibilité toutefois : ce serait peut-être de prendre un dosage de T4 bien diminué par rapport à la prise habituelle et de supplémenter par de la T3 pour tenir le temps de la période folliculaire. Et rediminuer la T3 dans la phase lutéale.
      La T3 a le double avantage d'agir très vite et celui de s'éliminer rapidement. Et donc en fait  en jouant  plus avec une augmentation et diminution de la T3 en fonction des deux phases principales du cycle, on pourrait avoir un meilleur ressentit. Ne pas oublier évidemment dans ce cas de diminuer le dosage de la T4 et ce  de façon permanent.  C'est la T3 qui fera l'équilibre.
      Mais ceci n'est vraiment qu'une hypothèse d'école pas testée du tout.
      Mais ceci ne serait valable que pour les personnes ayant donc encore un cycle. Pour les femmes ayant subit une hystérectomie, avec conservation ovarienne, ce serait difficile puisqu'il faudrait plus y aller au ressentit.
      Donc c'est assez délicat.

      Remarque : Au vu de cette explication, il y a surtout une chose qu'il faut retenir : c'est que lorsque vous faites un contrôle thyroïdien, c'est de veiller à le faire dans la même période du cycle. Sans quoi on aura automatiquement des différences et même très importantes. Ce qui fausserait les résultats et surtout le dosage du traitement.
      Ceci fonctionne également avec le stérilet à hormones (pas le cuivre donc) pas tout à fait de la même façon, mais le principe reste le même puisque le stérilet contient lui aussi des hormones qui empêchent la nidation alors que la pilule elle empêche l'ovulation.
      L'implant également. 

      Et ceci est aussi une raison pour laquelle dans un sondage (voir résultat en bas de page) j'ai proposé la pilule et le stérilet, car ils peuvent tous les deux mais surtout la pilule, être à l'origine de nombreuses hypothyroïdies.

      vendredi 21 mars 2008

      Quelques mises en garde et une nouvelle horripilante.

      Une information sur France 2 ce 21 mars 2008.

      5 médecins de Limoges qui rédigeaient de fausses ordonnances et revendaient ensuite les médicaments à l'étranger et ce bien évidemment très chèrement.

      Cela à coûter tout simplement la bagatelle de 91 000 € sur 2 ans à la sécurité sociale.

      Et après cela, on dira encore que c'est le patient qui coûte cher à la sécurité sociale.
      Alors que pour le moment, on n'arrête pas de mettre à jour ce type de détournements pratiqués pas les médecins.
      Et ils nous disent de leur faire confiance...............!!!!

      De telles pratiques sont vraiment inacceptables et sont surtout complètement contradictoires avec le serment d'Hypocrate d'une part mais également complètement irrespecteux vis-à-vis des malades.


      L'émission "Envoyé spécial" de France 2 le jeudi 20 mars 2008.

      Le Docteur T.Hertoghe et C.Dalle encore bien à l'honneur mais pas du tout dans le bon sens.
      Voir T.H se "gaver" de 25 gélules d'affiler en guise de petit déjeuner, ce n'est guère rassurant de se faire traiter par ce monsieur, qui se prend pour un spécialiste en hormones alors qu'il n'est que généraliste.
      Et à le voir sur les foires et autres endroits du même type, c'est plus un vrai commercial, un vrai bonimenteur, qui vante sa marchandise qu'un médecin qui préconise vraiment un traitement utile.

      Dans une autre émission, on avait pu voir le Docteur C.D de Paris aller en Suisse consulter un de ces confrères et se faire injecter des cellules souches dans le corps sans aucune garantie de ce qui peut arriver.
      Ces deux messieurs ont des façons de procéder bien dangereuses et font courir les mêmes risques à leur patient.

      Comme le dit un des médecins spécialiste en endocrinologie, à force de prendre des hormones en complément, on apprend à notre corps à ne plus les fabriquer. Donc en fait ce n'est plus un plus mais simplement, on va payer très cher (jusqu'à + de 500 € par mois) quelque chose que normalement on peut avoir gratuitement et surtout produit naturellement par notre organisme.
      Et attention la consultation chez le Docteur T.H accrochez-vous et ayez surtout les moyens non seulement de payer le traitement tous les mois, mais aussi la consultation, car elle est tout de même de 170 €.

      De plus un patient le disait lui-même il ne peut plus s'en passer. Cela devient une drogue.

      Il a été également question de Armour Thyroïd traitement thyroïdien à base d'extrait de thyroïde de porc, interdit en France mais autorisé dans certains pays européens comme la Suisse et la Belgique.
      Une mise en garde importante a été faite sur ce produit.
      Je vais essayer d'écrire à l'ordre des médecins et au Professeur Jean-Michèl Daninos qui sont intervenus dans le reportage, afin de savoir pourquoi exactement ce médicament est si fortement interdit chez nous, alors qu'il est autorisé dans certains pays.
      Il est vrai que des personnes qui l'on testé, ont eu un mieux, mais d'autres ont dû arrêtés pour cause de problèmes divers qui sont survenus.

      Le médecin qui mettait en garde hier dans l'émission, parlait surtout que les effets secondaires étaient sur le long terme. Et que les bénéfices de début de traitement, comme pour les autres hormones, sont "euphorisants" et donc cela entraîne à vouloir continuer. Mais des problèmes surviennent et peuvent même être masqués par le médicament lui-même et lorsqu'il est enfin détectable, cela est bien souvent très tardivement.

      Donc prudence.

      vendredi 14 mars 2008

      Le millepertuis.

      Le millepertuis est aussi appelé herbe de Saint Jean (elle fleurit vers le 24 juin). Cette appellation existe encore de nos jours, mais elle a été pourtant connue sous bien d'autres noms comme chasse-diable, herbe aux brûlures ou encore herbe aux fées,..... etc, en fonction des propriétés qu'on lui prêtait dans les différentes périodes de l'histoire.

      Le millepertuis est une petite plante vivace à fleurs jaunes.
      La fleur à des petits points noirs, qui sont en faitede petites vésicules qui une fois pressées donne un liquide rougeâtre, qui est aussi nommé piment rouge et qui contient donc le principe actif du millepertuis à savoir : l'hypericine.

      Le millepertuis est connu depuis de nombreux siècles et était utilisé pour traiter différents maux, tels les maux d'estomac et plus précisément les ulcères mais aussi des douleurs comme des névralgies. A notre époque c'est surtout ses vertus d'anti-dépresseur qui sont mises en avant, bien que cette approche était déjà connue au 18ème siècle où on l'utilisait pour traiter les pathologies psychiques telles les névroses, ou légères dépressions.
      Son utilisation en temps qu'anti-dépresseur diminua et disparu dans nos régions, avec l'arrivée des anti-dépresseurs chimiques.
      Ce sont les allemands qui ont réhabilité la plante. En 1988 elle fut reconnue comme anti-dépresseur naturel.

      Comment ça marche ?
      Et bien là est la bonne question car on ne le sait pas vraiment.
      On sait en revanche qu'il faut au minimum 1 à 2 mois pour qu'il agisse.
      L'hypericine agit apparemment comme les anti-dépresseurs chimiques mais on ne connaît pas vraiment le processus.
      C'est ce qui permet de dire donc qu'il faut tout de même être prudent quant à son utilisation. Dans le doute généralement on s'abstient mais apparemment en médecine ce n'est pas le cas parfois. On essaye et on constate ensuite les dégâts.

      Le millepertuis à cependant tout de même la particularité d'être moins nocif que les anti-dépresseurs chimiques.
      Donc quant à choisir un anti-dépresseur si il s'avère absolument nécessaire, autant le prendre naturel et donc pourquoi pas le millepertuis ?!!!!

      Mais ceci dit, si ses effets secondaires ne sont pas aussi nuisibles que ceux des anti-dépresseurs chimiques, il n'en reste pas moins, qu'il existe des interactions avec des médicaments mais également des aliments (infirmés à l"heure actuel) et dans le cadre de certaines pathologies, comme Alzheimer, les effets secondaires sont plus qu'indésirables.

      Le dosage journalier du millepertuis qui permet une bonne efficacité et surtout l'absence des effets secondaires et de 300 mg 3 fois par jour.
      Si on respecte bien ce dosage, en principe les effets sont relativement bénéfiques.

      Quels sont les possibles effets secondaires ?
      Ils sont comme je l'ai signalé plus haut, des interactions probables avec des médicaments mais aussi et surtout en limitant leurs effets, tels que :
      • certaines inhibiteurs utilisés dans le traitement du sida (Indinavir et autres antirétroviraux)
      • la Cyclosporine qui est un inhibiteur du système immunitaire
      • dans les traitements chimiothérapiques
      • la Statine contenue dans les anticholestérol
      • la Digoxine utilisée lors des maladies cardiaques
      • un anticoagulant et plus précisément la Warfarine
      • la Théophylline qui traite l'asthme
      • les traitements anti-ovulation et donc plus précisément les pilules contraceptives (attention donc aux grossesses surprises)
      • des antipsychotiques
      • antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine = ISRS surtout chez les personnes âgée
      • les anti-dépresseurs inhibiteurs de la monoamine-oxydase = IMAO
      • les tricycliques. Ces trois types d'anti-dépresseurs peuvent avoir des interactions dangereuse avec le millepertuis.
      • des anti-douleurs tel que le Tramadol
      • des antimigraineux tel que le Sumatriptan
      Remarque 1 : surtout il ne faut pas prendre le millepertuis en remplacement d'un traitement anti-dépresseur chimique sans en discuter au préalable avec le médecin qui pourra établir un calendrier de réduction du chimique et donc de doser au mieux le millepertuis de remplacement.

      Remarque 2 : d'autres traitement peuvent entrer en conflit avec le millepertuis comme la levothyroxine.
      Donc par mesure de précautions, si il y a un autre traitement chimique et ce quel qu'il soit, mieux vaut éviter les cures de millepertuis.

      Des effets indésirables directs liés à la prise même.
      • Des maux d'estomac, troubles digestifs donc mieux vaut le prendre pendant les repas.
      • Éviter les expositions au soleil pendant le traitement, car il a été observé des problèmes de photo sensibilité, ce qui peut donc faire apparaître des allergies cutanées, surtout si vous avez la peau clair ou sensible aux rayons du soleil.
      • Pour les personnes faisant des séances de rayons UV, le millepertuis est absolument déconseillé.
      • De la nervosité.
      • De la fatigue.
      • Une sécheresse buccale. Donc les personnes atteintes d'un syndrome de Gougerot-Sjögren doivent absolument éviter d'en prendre.
      • Des maux de tête importants.
      • Un surdosage peut être cause de bien des problèmes. Donc surtout ne pas aller au-delà de la dose de 300 mg 3 fois par jour conseillée.
      Des aliments contre indiqués.
      Pendant une période le vin et le fromage pouvait être des aliments contre-indiqués avec le millepertuis.
      Des analyses ont été faites qui auraient apparemment infirmés ces propos.
      La Thyramine contenue dans le vin rouge et le fromage était mise en cause.

      Des maladies pour lesquels il faut éviter le millepertuis.
      Comme dit plutôt :
      • La maladie d'Alzheimer.
      • La schyzophrénie.
      • La bi-polarité.
      Autres cas.
      Chez les femmes enceintes et les nourrissons ainsi que les enfants en bas-âge L'absence de données à leur sujet engendre le principe de précaution.

      L'arrêt de la prise du millepertuis doit se faire en sevrage régulier. Il est assez rapide puisqu'il peut être fait en 15 jours ou au plus 3 semaines, ce qui est complètement différent en ce qui concerne les anti-dépresseurs chimiques qui peut prendre plusieurs mois.

      Liens utiles :
      Millepertuis

      Le millepertuis : un antidépresseur au banc d'essai

      mercredi 27 février 2008

      Les anti-dépresseurs encore mit à l'index.

      Le 26 février 2008, d'après une étude britanique, une nouvelle mise en doute de l'action des anti-dépresseurs type Prozac et le Seroxat qui se voient même taxés d'avoir le même effet qu'un placebo.

      Enfin ça bouge dans le bon sens. On admet que ces médicaments ne servent à rien voire seulement à empirer le problème qui était léger au départ et qu'il n'y a surtout pas besoin de produit chimique pour les traiter.
      "La différence d'amélioration entre les patients prenant des placebos et ceux prenant des antidépresseurs n'est pas très importante. Cela signifie que les personnes souffrant de dépression peuvent aller mieux sans traitement chimique", a expliqué ainsi le professeur Irving Kirsch, du département de psychologie de l'université de Hull.
      source
      Bien entendu comme on peut le lire à la suite de cet extrait dans le lien, les laboratoires producteurs de ces deux produits ce sont aussitôt manifestés contredisant ces affirmations.
      Ils sont tellement préoccupés par le côté positif de leur produit qu'ils en oublient les effets nuisibles.

      Donc toujours une affaire à suivre de très près.
      J'attends le jour, où les anti-dépresseurs ne seront enfin plus prescrit à tour de bras et pour un rien.

      mardi 26 février 2008

      CONTROVERSE : Le soja transgénique du Monsanto.

      Suite à une émission sur la première chaîne de la télévision belge (RTBF1) hier soir (soit le 25/02/2008), je tiens donc à faire part de ce dont il était question, car je ne peux pas accepter qu'on laisse passer autant de choses et qu'ensuite on vient nous dire : "on ne savait pas".

      L'émission parlait du soja cultivé de façon très importante par Monsanto :société multinationale spécialisée dans la biotechnologie végétale fondée en 1901 par John Francis Queeny.
      Le sujet était tourné en Amérique du Sud en Argentine, où là les cultures s'étendent de plus en plus.
      Cultures qui sont faites en plus sans aucun respect de la population locale, à laquelle on prend les terrains, et qu'on réduit en plus à la pauvreté. Cette population est en effet jetée de son terrain et se retrouve à grossir les bidons-villes qui se trouvent à proximité des grandes villes.

      L'émission mettait en avant le fait que ce soja transgénique était pulvérisé d'un produit très toxique qui commençait à rendre malade certaines personnes dont surtout des enfants.

      Ce soja est cultivé pour la consommation européenne pour l'alimentation des animaux, mais aussi des hommes.
      On a interdit la culture OGM en France mais pas l'importation des produits OGM car on sait malheureusement que même en interdisant l'importation, on a malgré tout des risques de manger ces OGM, puisqu'on importe des produits finis qui en contiennent.

      Le site "Des Amis de la Terre". traite de ce sujet et des dangers de ce soja.
      Je mettrais surtout en avant :

      Les scientifiques belges ont tout simplement découvert que le soja transgénique de Monsanto - autorisé depuis 5 ans ! - contenait des fragments d’ADN inconnus... Dans cette étude, les scientifiques précisent qu’ils ont repéré "un segment de 534 paires de bases pour lesquelles, aucune séquence homologue n’a pu être détectée". Ce fragment n’appartient ni au gène introduit, ni à la plante d’origine !

      Comment ce matériel génétique est-il arrivé là ? Mystère. Les scientifiques supposent que, lorsqu’on a inséré le matériel génétique nouveau, des modifications ou un réarrangement important dans le matériel génétique hôte, ont dû se produire... Mais pour l’instant, on n’en sait pas plus sur ces mécanismes complexes.

      Cette découverte est inquiétante à plus d’un titre. Les Amis de la Terre se demandent comment, lors des procédures de contrôles, une telle erreur a pu passer inaperçue !

      et également :
      - que les documents fournis par les industriels, lors des procédures d’autorisation, sont souvent lacunaires, superficiels et manquent de rigueur scientifique
      - que les procédures de contrôle et "d’évaluation des risques" de l’Union Européenne et des états-membres sont d’une légèreté et d’un laxisme inacceptables ;
      - que les essais en plein champ, prétendument "indispensables" à la mise au point des plantes transgéniques, n’ont pas empêché cette énorme bavure ; qu’ils ne sont en fait menés qu’à des fins purement commerciales, sans souci de la sécurité ;
      - que les manipulations génétiques sont loin d’être "sûres et précises" et que les scientifiques ont encore beaucoup à apprendre...
      Il est tout de même bon de voir que l'article en question date de septembre 2001, donc ce n'est pas d'aujourd'hui que le problème est connu, mais on laisse toujours les choses en l'état et en plus la propagande "mangez du soja" va de plus en plus bon train.
      Déjà le soja naturel peut créer d'énormes problèmes mais de là à accroître encore ces risques avec du soja transgénique, cela devient insupportable.

      Mais de plus la société Monsanto a pour le moins des manières très critiquables :

      Dans la pratique, Monsanto a acquis ainsi le monopole mondial du soja transgénique, puisque même si son brevet n’a pas de valeur légale dans un pays déterminé, l’entreprise agit à la manière d’un gangster pour en obtenir les mêmes résultats. En Argentine, par exemple, le brevet n’a jamais été validé, puisque Monsanto n’a pas réalisé les démarches auprès du registre national dans le délai adéquat. Ceci ne l’empêche pas d’avoir perçu de manière contraignante des redevances, parce qu’en vendant la semence, le pourcentage est inclus dans le prix. Mais, dans ce pays, seul 18% du soja transgénique est acheté à des distributeurs. Le reste est vendu sans certification ou provient de ce que les propres agriculteurs ont gardé de leur récolte comme semence pour le prochain ensemencement.
      Source.

      En fait on est juste en train de manger des cochonneries simplement parce que quelques personnes se croient tout permis et surtout ne pensent qu'à une seule chose : s'enrichir quel qu'en soit le prix humain.


      Liens importants dont ceux déjà cités :
      Cas du Soja de Monsanto
      Monsanto et le soja argentin
      Argentine le soja de la faim. vidéo
      La forfaitures des pouvoirs.
      Et il existe encore plein de sites sur le sujet.
      Lire aussi l'article sur le blog au sujet du soja naturel et ses risques dont la stérilité.



      lundi 25 février 2008

      La rT3 ou T3 reverse = T3 non active.


      Un ennemi très important : les hormones dites "reverse"

      Normalement, 40 % de T4 sont convertis en T3, (désiodation périphérique de la T4 sous l'effet de la 5' monodésiodase.) T3 qui est donc l'hormone réellement active et qui est également sécrétée directement par la thyroïde mais en faible quantité. Mais aussi 60 % des T4 sont convertis en rT3.

      La T4 et la T3 sous forme libre sont captées par les tissus par des mécanismes mal connus. Dans les tissus, notamment le foie, la T4 peut être transformée en T3 qui est la véritable molécule active, ou transformée en rT3 (reverse triiodothyronine dépourvue d'activité thyromimétique). La transformation de T4 en T3 est assurée par une enzyme l'iodothyronine 5'-désiodase dont on distingue deux types : le type I présent dans la thyroïde, le foie, le rein et le type II présent notamment dans le cerveau. La 5'-désiodase de type I est une enzyme à sélénium, cet élément étant incorporé dans une sélénocystéine. Cette enzyme est inhibée par le propylthiouracile, le propranolol et l'acide iopanoïque, agent de contraste non commercialisé en France.
      En principe, les hormones thyroïdiennes ne traversent pas la barrière placentaire
      Source : voir le premier lien en bas.

      Remarque au sujet de : "En principe, les hormones thyroïdiennes ne traversent pas la barrière placentaire."
      Elles ne passent pas la barrière placentaire mais sont nécessaires au développement de bébé.
      Elles sont en fait présentes dans le cordon ombilical.
      Donc il faut bien savoir que lorsqu'on analyse les T3 lors d'une prise de sang, sont donc comptabilisées les T3 actives mais pas les rT3 qui peuvent donc nuire aux T3 Et c'est ce qui peut expliquer que souvent même avec des T3 en quantité suffisante, on peut se retrouver avec des symptômes d'hypothyroïdie importants. Mais malheureusement les médecins eux n'en tiennent nullement compte. Ils se fient uniquement aux chiffres et quand encore ils acceptent de faire analyser les hormones.

      Une partie de la T4 est transformée en T3 Reverse, ou rT3, qui n'a aucune action précise, sauf de bloquer l'action de la T3. La  rT3 sera ensuite désiodée en T2 puis T1. La T2 serait utile à la fonction ovarienne.
      La rT3 est donc un ennemi direct de la T3 qui est absolument (pour rappel) nécessaire à CHAQUE cellule de l'organisme.
      En effet, la rT3 peut bloquer l'action de la T3. Mais la rT3 reste utile malgré tout et donc il en faut tout de même dans l'organisme. Mais un excès peut être très nuisible à la T3.
      Mais surtout il peut aussi lorsqu'il existe un stress important suite à différentes situations comme problème au travail, décès,.... etc, l'organisme, et plus particulièrement les surrénales, augmentent la production de cortisol qui lui peut limiter la conversion des T4 en T3, mais en augmentant la conversion de T4 en rT3. Bilan un risque assuré de manque de T3 = hypothyroïdie.

      Lorsqu'il y a suffisamment d'hormones T4 dans le sang pour produire les hormones T3, l'organisme transforme alors les T4 qui n'ont pas servit d'une façon ou d'une autre et qui n'ont pas été éliminées, en rT4 et plus souvent en rT3 pour la production des T1 et des T2, normalement.
      Cela permet de ne pas se retrouver avec un excès de T4 que l'organisme pourrait se mettre à convertir en T3 ce qui provoquerait alors une hyperthyroïdie.
      Donc en fait les rT3 sont utiles à un moment mais peuvent devenir le pire ennemi des hormones qui nous sont vitales : les T3 libres.
      Mais elles sont utiles aussi pour la production des T1 et des T2. Les T2 pouvant avoir un rôle dans le fonctionnement ovarien, mais il faut bien dire qu'au sujet des hormones T1 et T2 on (la médecine) sait peu de choses.

      Certains évènements (voir liste ci-dessous) peuvent amener l'organisme à produire plus d'hormones T4 qu'il pourrait alors convertit en hormones T3 reverse, ce qui entraînerait que même avec beaucoup de T3 (donc actives,) on serait en hypothyroïdie. Les rT3 pouvant alors agir sur l'action même des T3, explication de ce phénomène juste après.
      Mais surtout ces évènements (stress) peuvent amener l'organisme à carrément se tromper et qui se mettra alors à produire plus de rT3 au lieu même des T3 qui ne seront elles plus produites. Donc l'hypothyroïdie serait très fortement ressentie mais pas pour autant visible aux analyses de sang.

      Les T4 et un peu de T3 sont produites, comme nous le savons, normalement par la thyroïde alors que r-T3 sont produites par la mono-desiodisation de la thyroxine dans les tissus périphériques de différents organes.
      Les rT3 ont cependant tendance à bloquer l'action des T3, qui en règle générale, savent résister, mais quand il n'y a pas de maladie thyroïdienne.
      Lorsqu'une pathologie thyroïdienne existe comme par exemple Hashimoto, mais aussi d'autres pathologies citées ci-dessous, la résistance est moins importante et donc même avec une quantité suffisante de T3 (actives), on peut être en hypothyroïdie car les rT3 vont empêcher les T3 d'atteindre les cellules et que celles-ci puissent remplir leur rôle.

      Les pathologies qui peuvent empêcher la conversion des T4 en T3 mais en favorisant les rT3 sont :
      • un stress important et ce quel qu'en soit la raison. C'est en fait le taux de cortisol qui en augmentant fortement, entraine alors une surproduction des rT3.
      • un dysfonctionnement des glandes surrénales,
      • un taux de ferritine très bas,
      • une maladie hépatique,
      • un régime hypocalorique,
      • des régimes privatifs,
      • des régimes hyperprotéinés,....
      Au niveau du stress, comme on le sait, il a tendance à faire grimper le taux de cortisol qui lui va empêcher la conversion des T4 en T3, mais favorisera en plus les rT3.
      Plus la pathologie va perdurer plus la T3 sera éliminée et donc plus il y aura de rT3.
      Mais le problème est, je le rappelle, que une simple analyse de sang de T3 habituelle, ne peut pas différencier les T3 actives des non-actives et donc les médecins disent "c'est bon" alors qu'en fait cela ne l'est pas, d'où parfois (et même souvent) on peut avoir des T3 correctes voire même de trop et avoir tous les symptômes de l'hypothyroïdie.
      Et le problème est donc que les rT3 se mêlant au T3 dans la prise de sang ou justement n'étant pas différenciés par analyse, on ne peut donc pas savoir quelles quantités réelles de rT3 sont présentes. Il faut une analyse spécifique pour le savoir. Analyse qui ne se fait pas dans les laboratoires classiques.

      Des traitements médicamenteux peuvent aussi être à l'origine de problèmes d'interprétations des résultats, car directement liés à la production des rT3 ou à la suppression de la production des T3 :
      • produits anesthésiants
      • des composés organiques iodés
      • les corticoïdes, intervenants donc directement sur la production du cortisol on le faisant augmenter,
      • le Propranolol,
      • la Clomipramine
      • l'amiodarone
      • Le Phénobarbital,
      • la Carbamazépine,
      • le Primidone, ...etc.
      Ici en France, on n'analyse pas les rT3 ce qui par ailleurs provoque alors certaines erreurs de diagnostic.
      Le problème tient surtout du fait que les médecins ne tiennent absolument pas compte de la possibilité de la présence de ces rT3. Ils les zappent complètement.
      Le principe existe aussi avec les T4 et donc présence possible aussi de rT4, ce qui peut entraîner une quantité supérieure de T4 mais qui ne pourront pas être converties en T3.

      Donc concrètement :
      Lorsqu'il y a trop de T4, l'organisme, peut synthétiser des T3 pour empêcher l'hyperthyroïdie mais en produisant non pas des T3 actives mais des T3 reverse donc les rT3.
      Mais aussi le problème peut survenir à la suite d'un stress ou d'un problème de maladie des surrénales qui entraine l'augmentation du taux de cortisol par exemple. A savoir qu'un manque de cortisol peut aussi être à l'origine d'un manque de conversion des T4 en T3. Donc les surrénales doivent être contrôlées régulière lorsqu'il existe un problème thyroïdien. 
      Donc en fait, on peut se retrouver avec un taux de T4 abaissé, ainsi que beaucoup de T3 mais être bel et bien en hypothyroïdie, car les rT3 bloquent la fonction même des T3.
      Donc il serait logique que cette analyse de rT3 soit faite systématiquement comme doit l'être celle des T3. Ce qui  serait, alors, une sacrée aide pour nous tous.
      Car ainsi on pourrait déjà savoir exactement les besoins réels de T4 qui nous donnerait les T3 actives nécessaires sans risquer la présence des rT3. Mais cela nécessite donc l'analyse des T3L et des rT3.

      De quoi faire réfléchir votre médecin.
      On sait que le seul traitement prescrit habituellement est un traitement à base de T4 qui peut ne pas être suffisant du tout en cas de la monodésiodase qui empêchera la conversion en T3.
      Et l'analyse des hormones thyroïdiennes simple T3L et T4L n'est pas suffisante non plus et on devrait pouvoir faire analyser aussi les rT3.
      Ce qui bien entendu, implique encore plus que la seule petite TSH est insuffisante pour déterminer l'importance d'une pathologie thyroïdienne, malgré ce que bien souvent les médecins nous rabâchent.

      Dans le cas, où un excès de rT3 est bien observé, la seule façon de traiter ce problème est de diminuer ou d'arrêter la prise de T4. Les rT3 étant produites par l'organisme à partir de la T4 =  + de T4 =  + de rT3.
      La prise de T3 par Cynomel, alors est nécessaire dans ce cas, car les hormones sont vitales à l'organisme et surtout donc les T3 actives. Euthyral contenant également de la T4 on évitera.

      A SAVOIR :
      Il semble qu'il soit possible de faire analyser les rT3 dans un laboratoire de Lyon : Bionmis.
      Le coût est de 73 €.
      Mais d'autres labos font aussi cette analyse. Les coûts peuvent varier et donc renseignez-vous. Il faut compter une fourchette de 70 à 100 €, donc non négligeable et il vaut mieux être prévenu. 
      Donc voir avec votre labo, pour qu'il fasse le prélèvement et le fasse parvenir au labo qui pratique cette analyse.
      Mais attention, il se peut aussi que du coup la prise de sang soit faite dans le vide, car votre médecin lui peut ne pas vouloir en tenir compte.
      Cela vous permettra de savoir, pour vous qu'effectivement le problème est bien là, et appuyer alors auprès du médecin de s'intéresser un peu plus à ces éléments perturbateurs. 

      Liens intéressants :
      Wilson reverse T3 dominance. En anglais, traduction google correcte à part 2 ou 3 "anomalies".
      Hormones thyroïdiennes T3 et T4 : Distribution.
      Perturbations des dosages thyroïdiens. 

      Pour en discuter, voir forums de la catégorie : Discussions générales (sous-forums : analyses) 

      lundi 11 février 2008

      Histoire et origine des dérèglements thyroïdiens.

      Les dérèglements thyroïdiens peuvent avoir plusieurs origines.

      La catastrophe de Tchernobyl est très souvent citée, mais elle n'est bien évidemment loin d'être la seule cause, les maladies thyroïdiennes étaient bien antérieures à elle, cela va de soi.


      Petite histoire de la découverte de notre petit glande.

      Les maladies de la thyroïde et plus précisément les goitres, sont observés depuis plus de 5000 ans et plus exactement en 2800 ans avant JC, c'est un empereur chinois qui les cites en premier.
      A l'époque, on traite les goitres avec des algues et des éponges marines calcifiées.
      Et c'est au 4ème siècle après JC et toujours en Chine, qu'on commence même à traiter les goitres avec de la poudre de thyroïde d'animaux. Comme quoi ces traitements à bases de poudre de thyroïde d'animaux, ont fait leurs preuves depuis déjà très longtemps.

      Ces connaissances arrivent chez nous avec Marco Polo au 13ème siècle et surtout elles expliqueront la cause probable des goitres et donc donne la solution : l'eau. En effet, dans les régions où peu de goitres sont observés, l'eau contiendrait plus d'iode. Alors que donc à contrario, dans les régions où il y a beaucoup de goitres, l'eau contient très peu d'iode.
      Ce fait est toujours considéré aujourd'hui, en tous cas, il n'est pas contredis.

      Si on a enfin pu connaître l'anatomie complète de la thyroïde au 18ème siècle, comme on va le voir un peu plus en détail après, il n'en est pas de même quant à sa fonction.
      En effet, pendant très longtemps on lui a donné des fonctions complètement farfelues du genre, on a pensé jusqu'à la Renaissance, qu'elle servait de lubrifiant et d'humidificateur du larynx.
      Autres exemples farfelus (mais avec quelques fonds de vérités) de fonctions :
      - Wharton : la thyroïde sert à régulariser et embellir le cou : ceci est très net chez la femme et c’est la raison pour laquelle la nature à doté les femmes d’une thyroïde plus volumineuse que celle des hommes. Ce point n’a pas échappé à Ingres dont plusieurs modèles avaient un goitre assez volumineux, mais en général la thyroïde des femmes est plus petite que celle des hommes.
      - Vercelloni : la thyroïde est un réceptacle pour des vers qui gagnent ensuite l’œsophage par des canaux
      spécifiques
      - Lalouette : la thyroïde intervient pour moduler l’expression de la voix au moyen du liquide qu’elle élabore
      - Meckel (qui a décrit le diverticule du tube digestif qui porte son nom) considérait la thyroïde comme la répétition de la matrice au cou c’est-à-dire comme une espèce de miroir de l’utérus. À son époque, on avait déjà observé l’augmentation du volume thyroïdien au cours de la grossesse.
      C'est Léonard De Vinci, au 16ème siècle, qui fut le premier à faire une représentation dessinée de la thyroïde. Il fit aussi quelques beaux dessins représentants des goitres très importants.
      C'est également à ce siècle, qu'un médecin suisse Paraselce, qui émettra l'hypothèse (très vite abandonnée par ailleurs en raison de la personnalité de Paraselce, très critiqué pour certains actes mais aussi pour des raisons de mises en avant de théories plus que douteuses) que la fonction de la thyroïde va être mise en rapport avec le problème de la présence d'un goitre chez des personnes atteintes de crétinisme. On apprendra plus tard l'origine et la cause exacte de ce crétinisme qui est donc dû à une insuffisance thyroïdienne foetale mais aussi néonatale, avec les conséquences très difficiles que l'on connaît, dont l'abêtissement ou imbécillité profonde et une forme aggravée du nanisme (difformités).

      André Vésale, anatomiste et médecin bruxellois de renommée, car reconnu par les historiens comme étant le plus grand anatomiste de la Renaissance mais serait même le plus grand de la médecine, décrivit en premier les lobes thyroïdiens.
      Ce n'est que vingt ans plus tard que Bartoloméo Eustachi qui était un savant anatomiste, médecin italien et professeur à Rome, (on lui doit entre autre la découverte de la trompe d'eustache, mais également le système des os, des muscles, des nerfs,....), observera que les deux lobes de la thyroïde sont rattachés par l'isthme.

      Au 17ème siècle, Thomas Wharton lui donne le nom de thyréoïde, tiré du nom des boucliers grecs de l'époque bien que la comparaison soit difficilement acceptable, car on peut constater qu'il n'y a pas vraiment de ressemblance.
      Plus tard le nom changera et deviendra donc thyroïde.

      Au milieu du 18ème siècle, découverte d'un prolongement de la partie supérieure de l'isthme, très fin qui remonte et qui forme ce qu'on appelle la pyramide de Laloutette (nom de l'anatomiste français Pierre Lalouette qui fait cette découverte) qui est aussi appelé reliquat du tractus thyréoglosse.
      On observera également que la thyroïde contient de nombreuses vésicules dont les bords sont capillarisés.
      Ces petites vésicules sont des espèces de petits sacs, dont la paroi est constituée d'une couche de cellules très importantes : les thyréocytes qui contiennent une microscopique dose de ce qu'on appelle la colloïde qui est constitué en grande partie par la thyroglobuline, grâce à laquelle les hormones thyroïdiennes sont synthétisées.

      Au 19ème siècle, on fera la description biologique précise de la thyroïde en mettant en évidence d'autres cellules qui se situent dans le parenchyme thyroïdien : les cellules C qui permettent la synthétisation de la thyrocalcitonine.
      C'est aussi à ce siècle, que enfin on trouve une correspondance entre la thyroïde et une maladie connue depuis la Renaissance : le myxoedème qui entraîne les symptômes que tous les hypothyroïdiens connaissent bien : frilosité, prise de poids, constipation, bradycardie, troubles cognitifs, chute des cheveux et non repousse ou beaucoup plus lente des poils et des ongles,.....etc.

      Deux chirurgiens anglais (King et Kocher) démontreront que l'ablation de la thyroïde entraîne ce même état et donc ils en concluent que le myxœdème est dû à une insuffisance thyroïdienne.
      Murray, chirurgien également, apportera un élément supplémentaire : le myxoedème s'améliore avec des injections de thyroïde de mouton.
      De ces découvertes, on en conclut que la thyroïde avait la fonction de produire des éléments ou une/des substances dans le sang.
      On a donc enfin mit à jour la première origine de l'hypothyroïdie : l'insuffisance thyroïdienne par manque d'iode.
      L'excès en revanche n'est pas encore discuté et encore moins observé, car les personnes étant en hyperthyroïdie sont alors considérées comme démentes et soignées en asile d'aliénés.

      C'est à la fin du 19ème siècle que l'on va vraiment mettre en avant que l'iode joue un rôle important dans les insuffisances thyroïdiennes, et ce malgré pourtant qu'en 1791 un médecin français de Saint-Jean-de-Maurienne, François-Emmanuel Fodéré, avait effectué une enquête qui démontrait que la présence des goitres étaient bien plus nombreuse dans les régions montagneuses que dans les régions proches de la mer. On mettra alors en place plusieurs mesures afin de favoriser l'iode dans la consommation des aliments afin d'éviter ces goitres et insuffisances thyroïdiennes.

      Depuis 1910, la science a encore évolué et de nombreuses recherches ont permit d'obtenir les connaissances actuelles sur tous les dysfonctionnements thyroïdiens qui ne se résument plus maintenant à la seule insuffisance de l'iode.

      L'américain Kendall a en effet découvert la première hormone thyroïdienne : la T4 dite thyroxine. Ensuite il arrive à obtenir la T4 cristallisée ce qui permet de pouvoir synthétiser cette hormone et ainsi pouvoir la supplémenter.
      En 1929, une équipe de chercheurs américain découvre la TSH ou Thyroid Stimulating Hormon, l'hormone de l'hypophyse qui commande la thyroïde afin qu'elle produise ses hormones. En 1959, on déterminera la structure polypeptique de la TSH qui sera alors produite par génie génétique et commercialisé en France en 2000/2001.
      La T3 ou triiodothyronine sera elle découverte en 1952 par un médecin français Jean Roche, qui observera surtout (donc ce n'est guère nouveau et tous les médecins qui nient se fait devraient revoir l'histoire de la découverte de la thyroïde) que la T3 est l'hormone réellement active et qu'en fait la T4 n'est qu'une réserve.

      En 1960 deux équipes de chercheurs américains ont mit en évidence la TRH ou Thyrotropin Releasing Hormon qui est une hormones de l'hypothalamus. Cette hormone commande la production de TSH.
      Donc en résumé : l'hypothalamus commande à l'hypophyse via la TRH, de stimuler ou de freiner la thyroïde à l'aide de la TSH et la thyroïde alors injecte dans le sang et donc dans tout l'organisme les hormones T4 et T3.

      En 1959 deux américains R. Yalow et S. Berson ont fait une découverte d'une importance capitale en ce qui concerne les analyses en immunologie, ce qui permet de mieux analyser les hormones, la TSH mais également la thyroglobuline et donc par la suite tous les anticorps.

      En ce qui concerne les causes des dysfonctionnements thyroïdiens, on sait les dépistés, les reconnaître mais pour la plupart on en ignore encore les origines réelles.
      Il existe des suppositions mais rien encore de bien défini.
      Mais on connaît donc les facteurs qui provoquent ces maladies :
      • le manque d'iode : qui peut-être solutionné en ajoutant des produits de la mer : crustacés, fruits de mer, poisson de mer, algues, varech,...... à l'alimentation. Il est possible aussi de supplémenter l'iode par des gelules sous surveillance médicale.
      • le trop d'iode : il faut absolument éviter tous les produits alimentaires qui contiennent de l'iode, mais également éviter les médicaments type injections pour examens et même par exemple type Bétadinine surtout pour le personnel infirmiers qui utilise ces produits aux quotidiens, car l'iode peut passer au travers de la peau.
      • le dysfonctionnement hypophysaire/hypothalamus : il faut faire un test au TRH (voir article consacré) et une IRM. Le traitement hypophysaire sera alors le traitement thyroïdien.
      • Les diverses perturbations hormonales, surtout pour les femmes : cycle menstruel, grossesse, accouchement, allaitement, pré-ménopause et ménopause.
      • le dysfonctionnement du système immunitaire : là pas grand chose à faire puisque les anticorps font ce qu'ils veulent. Sauf dans le cas de la maladie de Basedow où il faut donc faire diminuer les anticorps anti-récepteurs de la TSH.
      • la génétique : des gènes peuvent être transmis aux ascendants mais sans pour autant qu'ils développent la maladie qui peut alors sauter plusieurs générations. Certaines maladies génétiques demandent à ce que les deux parents aient le gène pour que la maladie soit transmise.
      • l'hérédité : maladie transmise au moment de la conception. Plus facilement transmissible si un des parents direct est déjà atteint de ce type de maladie. Mais l'enfant ne développera pas pour autant la même maladie. Une maman Hashimoto peut très bien avoir un enfant qui aura une maladie de Basedow ou tout autre maladie thyroïdienne.
      • les maladies dites congénitales : la maman transmet la maladie pendant la grossesse. Sera souvent en rapport avec un manque ou un trop d'hormones et du traitement prit pendant la grossesse. Voir le chapitre sur la grossesse.
      • la pollution est aussi fortement mise en cause et surtout dans l'origine des maladies auto-immunes : toutes formes de pollution. Produits chimiques, gaz d'échappement, industries, mais aussi les pesticides.
      • l'alimentation, les boissons : certains aliments sont dit goitrogènes (choux, arachides,.......) et donc prit en quantité trop importantes, ils peuvent provoquer ces maladies thyroïdiennes. Le soja inhibe les hormones thyroïdiennes. Le thé vert agissant sur le foie peut freiner voire stopper la conversion des T4 en T3.
      • certains traitements médicaux : les produits contenant de l'iode tels que la Bétadine, la pilule contraceptive ou toute contraception à hormones, les traitements à base de fer, calcium, gastro-entérologique, cardiologiques,.... etc.
      • certains examens médicaux : comme vu pour l'excès d'iode, il s'agit donc des injections pour les différents examens tels scanner ou IRM
      • et bien entendu la catastrophe de Tchernobyl.
      Certaines des maladies donc peuvent avoir une origine déterminée et on connaît le processus qui provoque la maladie. Par exemple en ce qui concerne les maladies auto-immunes, on sait que les anticorps se multiplient et se retournent contre l'organisme. Mais donc ce qu'on ignore c'est pourquoi ils se retournent contre l'organisme. Et la question reste toujours à l'heure d'aujourd'hui toujours posée.

      mardi 29 janvier 2008

      Une TSH basse et l'ostéoporose.

      Dernière mise à jour : 18/09/2008

      On parle de risque d'ostéoporose pour des personnes qui ont une TSH très basse trop longtemps, en étant sous traitement substitutif total ou partiel de levothyroxine, et donc en mettant en cause le surdosage du traitement lui-même. Mais est-ce bien le cas ??

      Pour cela voyons d'abord un peu ce qu'est l'ostéoporose.

      C'est un processus complètement naturel qui provoque une diminution très progressive de la masse osseuse, ce qui peut provoquer divers fractures surtout au niveau des poignets, des hanches et des vertèbres.

      Les personnes à risques :
      • femmes de plus de 50 ans
      • femmes ayant une ménopause précoce avant 45 ans et naturellement (donc pas à la suite d'une hystérectomie)
      • femmes ayant une fine ossature
      • femmes caucasiennes.
      • hommes de plus de 70 ans
      • personnes avec antécédents familiaux d'ostéoporose
      Certaines maladies sont plus à risques que d'autres :
      • cirrhose du foie
      • maladie de Crohn
      • maladie chronique des poumons
      • arthrite rhumatoïde.
      Facteurs de risques :
      • le manque d'exercice physique
      • une perte de poids importante
      • la ménopause précoce avant 45 ans suite à ablation des ovaires par exemple
      • des menstruations irrégulières, avec même aménorrhée
      • l'alimentation pauvre en calcium
      • le manque de vitamine D qui est nécessaire à la fixation du calcium dans l'organisme
      • consommation trop importante de caféine + de 4 tasses de café/jour
      • l'alcoolisme.
      • les boissons gazeuses en étude actuellement pourraient être aussi un facteur de risques importants
      • l'usage de plusieurs médicaments qui entraînent une carence en calcium :
        • les hormones thyroïdiennes en surdosage
        • les anticonvulsivants
        • les corticoïdes
        • les diurétiques
        • contre l'arthrite rhumatoïde
        • contre asthme
        • contre le psoriasis
      • Et donc également aussi déséquilibre hormonal prolongé dû à :
        • l'hyperparathyroïdie
        • l'hyperthyroïdie mais précision est toutefois faite que dans ce cas les risques seraient mineurs et minorés avec la prise du traitement adéquat.
        • hypogonadisme.
      Les risques d'ostéoporose sont dus surtout à une déminéralisation des os.
      Mais elle ne provoque aucune douleur sauf lorsqu'il y a eu fracture ou fissure osseuse.

      On sait que lorsqu'on est en hyperthyroïdie, l'organisme fonctionne en super accéléré et donc beaucoup de vitamines, sels minéraux et autres éléments importants peuvent être éliminés, par les problèmes de diarrhées, la transpiration excessive, ou tout simplement l'organisme ne fixe pas ces éléments.
      L'excès d'hormones T3 peut provoquer une fonte musculaire ce qui fragilisera alors l'ossature.

      Si on tient compte du problème du calcium que l'on met souvent en cause dans l'ostéoporose, ce ne serait qu'avec une TSH basse, avec une hyperthyroïdie, qu'on peut craindre quelque chose, mais certainement pas du fait d'avoir une TSH basse sous traitement de Levothyrox lorsqu'on a plus de thyroïde du tout ou même si on a toujours sa thyroïde, puisque que celle-ci est mise au repos par le traitement. Donc une thyroïde mise au repos est une thyroïde qui ne produit plus ou très peu de calcitonine. Donc quand il n'y a plus de thyroïde du tout, il n'y a plus de production du tout de calcitonine et ce même si la TSH est très basse.

      La calcitonine, permet de freiner la résorption et la libération du calcium osseux ce qui fait diminuer la calcémie.
      La calcitonine régule l'excès de calcium en l'éliminant par les urines. Elle diminue aussi la fixation du calcium dans les os. 
      Donc une hyper activité de la thyroïde entraîne un taux supplémentaire de calcitonine ce qui peut entraîner alors une plus importante opposition à l'action des parathyroïdes et de la vitamine D, soir la présence suffisant de calcium.
      Un trop de calcitonine pouvant donc éliminer plus que nécessaire le calcium.
      Donc les maladies thyroïdiennes qui peuvent être un risque pour l'ostéoporose sont :
      l'hyperthyroïdie ou la maladie de Basedow mais elles seules, puisque dans ces deux deux cas, la calcitonine peut alors être en excès due à l'hyperactivité de la thyroïde.

      Or cela ne peut pas se produire lorsqu'il n'y a plus de thyroïde du tout ou même si elle est toujours présente mais mise au repos par le traitement substitutif puisque dans ces cas, soit il n'y a plus de calcitonine du tout ou alors que très peu. Le Levothyrox ne contenant que de la T4.
      De plus une TSH basse sous traitement thyroïdien n'entraîne pas forcément une hyperthyroïdie puisque cela dépend avant tout du taux des hormones T4 et surtout les T3. Et une TSH basse ne stimule pas la thyroïde, donc celle-ci est bien au repos.

      En revanche, une TSH basse avec le traitement Armour Thyroïd qui lui contient de la calcitonine est un risque.

      Donc peut-on avoir vraiment un risque d'ostéoporose sous traitement à long terme de Levothyrox en ayant donc une TSH basse trop longtemps ? Pour moi c'est non.

      Analyse à contrôler et à modifier si nécessaire. Je peux parfaitement me tromper dans cette analyse. Et comme je n'arrive pas à avoir des explications claires de la part des médecins.................


      REMARQUE : dans le cadre de l'hypothyroïdie il est fréquent d'observer une carence en vitamine D, ce qui peut donc être à l'origine d'une ostéoporose. Mais donc ce n'est pas le traitement, ou le fait que la TSH serait basse qui provoque cette carence en vitamine D mais donc bien l'hypothyroïdie.



      Le 28 août 2008, enfin j'ai trouvé un article qui traite du sujet et il me donne raison, (suis donc pas aussi nulle !!!)

      Un texte vient éclairer mon propos :
      Le traitement avec la thyroxine peut être pour deux raisons, ou pour supprimer les tissus thyroïdiens ou simplement pour traiter l'hypothyroïdie. Il serait convenable de supprimer le TSH dans le cas d'un goitre ou de traitement précédent pour le carcinome thyroïdien. Un TSH bas (sous-normal) peut être dû à un dommage pituitaire ou à un excès de production de thyroxine ou T3 ou un excès de consommation de ces agents. Dans la dernière situation, le TSH est supprimé. Cependant en essayant de traiter l'hypothyroïdie le traitement idéal serait de baisser le TSH dans la gamme normale mais ne pas nécessairement le supprimer. Pourtant les inquiétudes d'ostéoporose qu'ont exprimés plusieurs physiciens durant les dernières années si le TSH est supprimé par la thyroxine se sont prouvées incorrectes. Les études ne montrent aucune réduction dans l'épaisseur des minéraux d'os. Seulement quand les patients ont eu les maladies Graves-thyroïdie - hyperthyroïdie y a-t-il un risque d'ostéoporose et même ce risque est peu élevé. Néanmoins, on devrait essayer d'obtenir une thérapie idéale et l'idéal pour l'hypothyroïdie est d'avoir toutes les épreuves de fonctions thyroïdiennes normales.
      source (invalide apparemment)
      Ou également  la réponse faite pour une question sur le sujet :
       Le traitement avec la thyroxine peut être pour deux raisons, ou pour supprimer les tissus thyroïdiens ou simplement pour traiter l’hypothyroïdie. Il serait convenable de supprimer le TSH dans le cas d’un goitre ou de traitement précédant pour le carcinome thyroïdien. Un bas (sou-normal) TSH peut être du à un dommage pituitaire ou peut être du à un excès de production de thyroxine ou T3 ou un excès de consommation de ces agents. Dans la dernière situation, le TSH est supprimé. Cependant en essayant de traiter l’hypothyroïdie le traitement idéal serait de baisser le TSH dans la range normale mais ne pas nécessairement le supprimer. Pourtant les inquiétudes d’ostéoporose qu’ont exprimés plusieurs physiciens durant les dernières années si le TSH est supprimer par la thyroxine se sont prouver incorrectes. Les études ne montrent aucune réduction dans l’épaisseur des minéraux d’os. Seulement quand les patients ont eus les maladies Graves-thyroïdie – hyperthyroïdie y a-t-il un risque d’ostéoporose et même ce risque est petit. Néanmoins, on devrait essayer d’obtenir une thérapie idéale et l’idéale pour l’hypothyroïdie est d’avoir toutes les épreuves de fonctions thyroidiennes normales. 
      Source :  Thyroïd Foundation of Canada.
      C'est une réponse faite à la question 7.

      Lien intéressant :
      Ostéoporose 
      TRAITEMENT PROLONGÉ À LA THYROXINE ET DENSITÉ MINÉRALE OSSEUSE

      Pour en discuter, voir forums de la catégorie : Discussions générales 

      dimanche 13 janvier 2008

      Les médicaments sur mesure en question.

      Nous avions déjà pu constater par nous -même que certaines choses ne fonctionnaient pas vraiment avec les médicaments et ce quels qu'ils soient.
      En effet, très souvent nous avons dit nous-même qu'on ne réagit pas de la même façon à un traitement. Il arrive que des effets non précisés sur la notice soient ressentit.

      Une amie par exemple réagit très vivement au Di-antalvic : elle dort !!!
      Pourtant c'est loin d'être un effet secondaire du médicament.
      En ce qui me concerne, j'ai ressentit des symptômes après plus d'un an de traitement alors que ces symptômes sont ceux normalement qui sont en effets secondaires mais dans le début du traitement.
      Mais une étude vient de bien démontré que les effets d'un médicament ne sont pas dûs rien qu'au médicament ou à sa posologie, mais bien dû
      • au médicament lui-même,
      • à la posologie mais également
      • au patient lui-même, et plus précisément 
      • les antécédents familiaux : les antécédents personnels, le poids, la taille l'âge et un fait donc important la génétique.
      Donc des points bien précis qui sont loin d'être anodins, puisque cela peut bien déterminés les risques de chacun face à une prescription.

      Et cela permet aussi de pouvoir mettre en évidence que lorsqu'un médecin dit : "voilà ça ira mieux d'ici 48 heures", il ne peut pas l'affirmer.

      Mais surtout si le fait que vous n'ayez pas eu d'amélioration ou que même cela ait fait empirer le mal, il ne peut plus vous répondre : "ce n'est pas normal, c'est psychosomatique, c'est dans votre tête".
      Donc si vous ne vous sentez pas mieux avec un dosage même important de Levothyrox, ce n'est pas parce que c'est dans votre tête, mais bien parce que chacun et chacune réagissons de façons différentes à un même traitement, à la même posologie même si nous avons le même poids, la même taille, le même âge. Car d'autres facteurs, comme les antécédents familiaux, personnels, et la génétique viennent s'ajouter.

      Un article du Figaro titrait fin 2007 :
      La pharmacogénétique vise à identifier de nouveaux marqueurs permettant de prédire la réponse à un médicament. Mais elle n'est pas sans soulever de nombreuses questions éthiques, politiques et sociales.

      MÉDECINS et pharmaciens ont depuis longtemps constaté qu'un médicament efficace pour un patient ne l'est pas forcément pour un autre. Certaines personnes même n'y sont absolument pas sensibles alors que d'autres y sont exagérément réactives, avec même parfois des risques d'effets secondaires majeurs, voire mortels.

      Depuis peu, on sait que de telles variations peuvent avoir des origines génétiques. C'est l'objet d'une toute nouvelle discipline, la pharmacogénétique. Son objectif, identifier de nouveaux marqueurs capables de prédire la réponse à un médicament chez un patient donné afin d'éviter de lui prescrire un traitement qui s'avérerait inefficace ou, pis, toxique.

      Pour lire la suite : La pharmacogéntique les médicaments sur mesure en question.

      Appel pour témoignages.

      Besoin de vos témoignages.

      IMPORTANT pour les malades de la thyroïde !!!!
      Bonjour,

      Si vous avez subi le parcourt du combattant afin d'être enfin reconnu(e) et suivi(e) correctement pour votre maladie thyroïdienne ou que vous y êtes toujours, votre cas m'intéresse.
      Que ce soit parce que :
      - les symptômes sont niés,
      - on vous a déclaré en dépression pendant des années avant de découvrir enfin votre maladie de la thyroïde,
      - tous les examens thyroïdiens n'ont pas été fait et cela vous laisse sans traitement adéquat,
      - votre médecin s'évertue à ne tenir compte que de la TSH alors que les T3 et les T4 indiquent votre problème réel,...........etc.


      Cela m'intéresse car actuellement je rédige un rapport sur tous les problèmes rencontrés par les malades de la thyroïde.

      Je veux pouvoir y joindre des vraies histoires et donc pour cela, il me faut vos témoignages, qui seront pour certains prit en exemple d'un problème spécifique rencontré, et les autres seront, regroupés de façon à bien montrer que les personnes qui sont en détresse sont nombreuses et qu'il ne s'agit pas de cas isolé, mais bien d'un nombre conséquent et surtout cela permettra aussi de constater les diverses difficultés rencontrées par chacun ou chacune.

      Car bien souvent votre maladie non traitée correctement est due au fait de l'ignorance de certains médecins au sujet de la thyroïde, de son fonctionnement, mais surtout des maladies elles-mêmes qu'ils ne savent pas différencier.

      J'aimerais aussi avoir des témoignages de personnes qui ont été longtemps sous traitement unique de T4 mais qui n'arrivait pas à retrouver un bon équilibre. Et si vous avez réussi à aller
      enfin mieux grâce à la prescription de T3, votre cas m'intéresse tout autant. Car je voudrais pouvoir surtout mettre l'accent sur l'utilité et l'importance de la T3 qui est trop niée par le monde médical.

      Pour rédiger votre témoignage, soyez bref(ve) mais le/la plus précis(e) possible. Notez les évènements dans un ordre chronologique.
      Si vous notez des résultats d'examens, ne notez que les principaux, les plus parlants et surtout n'oubliez pas de noter les normes du laboratoire. Chaque laboratoire ayant ses propres normes.

      : fibromyalgie.groupe@gmail.com
      Merci à toutes et à tous.

      Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

      Pourquoi ce blog ?

      Ma photo
      Valenciennes, Nord, France
      Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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