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ATTENTION : je ne réponds pas par mail. Sauf UNIQUEMENT pour les enfants ou futures mamans. Donc c'est de l'ordre du très exceptionnel. Merci de votre compréhension.

Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.
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"Pour ceux qui ne tolèrent pas (la nouvelle formule, ndlr), l'ancienne formule du Levothyrox sera disponible à partir du 2 octobre dans les pharmacies", a déclaré la ministre à l'antenne de RMC.
source : AFP


dimanche 15 mai 2011

Quand l'opération est-elle nécessaire ?

Une question qui revient souvent. 
Donc on va faire ici le point sur les raisons qui peuvent amener à opérer. 
Mais aussi nous allons voir pourquoi une opération ne doit pas être systématique et n'est pas forcément bénéfique ou "mieux". 
L'opération de la thyroïde présente plusieurs risques qu'il faut aussi connaitre.

Les raisons.

Les nodules.
Comme on peut le lire dans l'article sur les nodules, ils peuvent être une cause et même la première cause d'une intervention chirurgicale. 

Lesquels ?
Un nodule solide : qui peut être considéré comme à risque d'emblée. 
Pseudo-kyste hématique : remaniement d'un nodule solide = opération.
Les nodules mixtes solides et hématocèles peuvent aussi être sujet à opération. 
Hématocèle : si il persiste ou qu'il a récidivé. Mais d'emblée il ne justifie pas d'une opération.
Ces nodules sont généralement des nodules dit froids. 

Il existe un cas de nodule qui demande une opération d'emblée, ce sont les nodules chauds dit toxiques.
Ils sont chauds et dit toxiques lorsqu'ils sont hypers producteurs d'hormones et entrainent une hyperthyroïdie importante.
Les chauds non toxiques, soit producteurs d'hormones, mais sans pour autant provoquer une hyperthyroïdie ou une très modérée, ne sont pas forcément à opérer.

Le goitre. 
Le goitre est une augmentation du volume et de la taille de la thyroïde. L'augmentation peut être uniquement liée à un lobe. Mais le plus souvent on voit les deux lobes et l'isthme augmenter. 

Mais les goitres n'entraine pas pour autant une systématisation de l'opération. Il y a aussi quelques règles. 
Un goitre trop gros qui ne diminue pas sous l'influence d'un traitement. 
Un goitre qui appuie et dévie la trachée et qui ne permet pas d'attendre qu'un traitement puisse le faire diminuer. 
Un goitre dit plongeant et qui peut nuire aux voies respiratoires. 
Voir : le goitre. 

Les maladies. 
Le cancer bien entendu. 
Le cas d'une maladie de Basedow qui résiste au traitement. 
Mais aussi une maladie de Basedow qui récidive trop rapidement après l'arrêt du traitement. 

Quels sont les risques d'une opération ?
  1. L'anesthésie comme dans toute opération est le premier risque.
  2. Le risque des hémorragies. La thyroïde est en effet très vascularisée.
  3. La glande thyroïde est la très proche voisine des cordes vocales ce qui peut mettre en avant le risque de les toucher, voire, fort heureusement rarement, de les sectionner.
  4. Elle est aussi très proche du nerf récurrent, qui est un nerf qui fait partie des nerfs crâniens. Il passe sous l'artère sous -clavière, remonte vers le larynx et innerve l'oesophage, le larynx, la trachée. Le nerf de gauche est une branche pneumogastrique et est est donc plus ancré dans la thorax. A droite il "longe" la trachée et le l'oesophage.
  5. Les glandes parathyroïdes qui contrôlent le calcium et le phosphore et qui sont "collées" à la thyroïde. Elles font souvent les frais de cette opération et se voient elles aussi enlevées en même temps que la thyroïde. Cela dit il est très rare que toutes soient enlevées. Elles sont normalement au nombre de 4 bien que des personnes peuvent en avoir 6 ou 8. Donc il en restera toujours mais une surveillance du calcium et du phosphore sera alors nécessaire de façon régulière.

Autres question : pourquoi ne pas opérer lorsque la thyroïde ne travaille plus ?
Pourquoi la conserver ?
Ce n'est pas parce que la thyroïde ne travaille plus correctement qu'elle ne sert plus à rien.
On ne s'en débarrasse pas parce que la thyroïde est une glande très importante. 

La thyroïde participe à la régulation du calcium en produisant la calcitonine qui elle élimine le trop de calcium par les urines. Plus de calcitonine et on peut alors se retrouver avec tous les problèmes liés à une hypercalcémie, mais sans pour autant avoir vraiment une hypercalcémie. 

Même si il existe des traitements qui permettent de nous aider en cas de manque d'hormones, ce n'est pas non plus la solution idéale. Il peut y avoir des problèmes avec les traitements qui peuvent ne pas être bien assimilés voire pas du tout par l'organisme et là cela peut être alors mortel. La thyroïde qui fonctionne même au ralentit peut continuer d'aider l'organisme et surtout permet de tenir le temps de trouver une solution au problème. Par la substitution, par exemple, de traitement seul et unique de T3.

On n'opère pas non plus dans le cadre d'une maladie d'Hashimoto, sauf si nodule ou goitre comme vu plus haut sont présents. 
Dans le cas des anticorps de Hashimoto et là on parlera surtout des anti TPO, le problème est encore différent puisque les anticorps détruisent la thyroïde. Donc pourquoi aller subir une chirurgie qui risque d'entrainer plein de problèmes, alors que les anticorps font le boulot en "douceur" ?  
Car même si Hashimoto détruit la thyroïde, le peu qu'elle peut encore travailler et les années qu'elle peut encore le faire, permet de limiter les dégâts sur l'organisme ou sur la vie tout simplement. 
La destruction de la thyroïde par les anticorps peut être freinée par l'apport d'un traitement en limitant leur nombre et leur action.

Donc l'opération de la thyroïde n'est pas systématique et ne doit pas l'être.
Il faut savoir que bien des personnes opérées, regrettent cette opération.

dimanche 8 mai 2011

Don du sang - don d'organes.

La question est récurrente et surtout il y a des changements qui sont survenus et donc une mise au point s'impose.

Avant une personne ayant une maladie auto-immune et quelle que soit cette maladie, ne pouvait plus donner son sang et ne pouvait pas devenir donneur d'organes.

La pénurie aussi bien en sang que en don d'organes, a fait que les priorités ont été revues et  il est possible de donner son sang et être donneur d'organes, mais il existe toujours certaines conditions.
Les conditions habituelles + les conditions liées à la maladie auto-immune et qu'il s'agisse du sang ou des organes, les conditions sont différentes. Mais c'est surtout au niveau du don d'organes que la situation a changé. Au niveau du sang, il semble effectivement que les choses en soient restées au même point et que donc les porteurs de maladie auto-immune ne sont toujours pas autorisés à donner leur sang. 

Le don du sang.

Pour le don du sang les conditions habituelles sont :
Être en bonne santé et peser au minimum 50 kg sont les deux principales conditions.
Être en bonne santé : c'est la condition principale qui ne permet pas aux personnes ayant une maladie auto-immune de pouvoir donner, puisque cette condition n'est d'emblée pas remplie. 
Les maladies auto-immunes incluant souvent un symptôme précis : la fatigue. Fatigue qui est un obstacle incontournable pour le don du sang. Fatigue = pas de don de sang possible.

Conditions en fonction de l'âge.
  • 18 à 50 ans : tous don
  • 50 à 60 ans : un don n'est plus possible : granulocyte
  • 60 ans : lors du premier don, un avis favorable doit être émis par le médecin responsable des prélèvements
  • 65 ans : don de sang total possible mais après avis du médecin
  • 70 ans : plus autorisé. Sauf pour les personnes au sang rare et qu'il y aurait des besoins urgents de ce type de sang.
Quand donner son sang ?
On ne peut pas être donneur quand on veut. Il y a des délais à respecter. Comme une des conditions principales est d'être en bonne santé, certaines découlent donc de source, mais il est tout de même bon de les préciser pour plus de clarté et surtout savoir quel délai il faut impérativement respecter. 
  • après un accouchement il faut un minimum de 6 mois
  • si vous avez eu une maladie virale telle que grippe, gastro-entérite,...etc , il y a un délai de au moins 2 semaines après la fin des symptômes. 
  • prise de traitement comme des corticoïdes ou des antibiotiques (comprimés) il faut un délai de 14 jours minimum après la fin du traitement
  • après une opération chirurgicale un délai de 1 semaine à 4 mois est nécessaire
  • après un soin dentaire pour une carie, 1 jour de délai
  • un détartrage c'est un délai de 7 jours
  • vous avez fait un piercing ou un tatouage, 5 mois de délai
  • un voyage dans un pays avec risque de paludisme, il faut 4 mois après 1e retour, mais le prélèvement de plasma est possible. 
Ce qui ne permet absolument pas le don du sang.
  • toute personne mise sous tutelle ou curatelle
  • les homosexuels hommes (décision non définitive)
  • les personnes ayant changé de partenaire sexuel, un délai de 4 mois est nécessaire après le premier rapport non protégé
  • une fatigue excessive (anémie, règles hémorragiques pour les femmes,...)
  • diabète insulino-dépendant
  • prise de béta-bloquant
  • épilepsie traitée
  • femme enceinte (voir délai d'accouchement)
  • maladies transmissibles par le sang : VIH, hépatite B et C, syphilis,...
  • si vous avez eu une transfusion sanguine et ce même si c'est très ancien
  • un séjour en Angleterre au moins un an entre 1980 et 1996 (contamination de la vache folle)
  • les drogués et anciens drogués par intraveineuse
Liste non exhaustive. 
Mais les restrictions sont plus basées sur l'état général d'une personne et pas forcément axées sur une maladie comme une auto-immune. 
Lors de votre don du sang, vous aurez un entretien médical qui permettra au médecin de décider si le don est possible ou pas. C'est encore le meilleur moyen de savoir si c'est possible pour vous ou pas.


Remarque :  Possibilité de don de sang autologue ou auto-transfusion. Cela signifie qu'en vue d'une intervention chirurgicale particulière, on peut vous prélever votre sang, qui vous sera alors retransfusé pendant l'opération en cas de besoin. 
Mais il peut y avoir d'autres circonstances qu'une intervention chirurgicale pour ce type de don comme par exemple chez les sportifs afin d'augmenter leurs performances. Pratique considérée comme dopante et donc son interdiction est actuellement en cours de validation.

Pour en savoir plus, et connaître le détail du déroulement d'un don, voici deux liens utiles :  

Le don d'organes.

Quand on parle de don d'organes, il n'est pas question uniquement de don d'organes après le décès. Mais on peut dans certaines situations donner de son vivant, comme par exemple un rein, une partie du foie, de la moelle,...etc. 
Dans le cas du don d'organes du vivant, des analyses précises sont faites et donc la compatibilité donneur-receveur est analysée automatiquement. En général ce type de dons, se font en plus au sein de la famille. 

Pour les dons d'organes après le décès.
Qui peut être donneur ?
Tout le monde sans critère d'âge peut décider de devenir donneur.
Pour les mineurs l'autorisation des parents ou des responsables légaux est indispensable. Mais si le mineur avait fait part de sa volonté de devenir donneur, c'est le choix du mineur qui sera pris en compte. Les parents ne pourraient pas aller contre ce choix.
Pour les tout jeunes enfants qui décéderaient, les parents peuvent décider que leur enfant soit donneur.

Condition de santé.
Aucune condition particulière n'est demandée. 
Avant les personnes ayant des problèmes de santé particuliers comme les maladies auto-immunes, n'étaient pas autorisées à être donneur. 
Maintenant c'est donc possible, et c'est le médecin préleveur qui jugera si le don peut être fait ou pas, en fonction du dossier médical du donneur et de la gravité même de l'état de santé de la personne receveuse. 

On peut donner l'exemple :
Par exemple, un organe atteint d’une hépatite B peut être greffé à un patient qui a déjà fait face à cette maladie par le passé, ou encore à un patient qu’il faut greffer en extrême urgence car sa vie en dépend ; l’hépatite est alors traitée après la greffe. Dans tous les cas, le patient est informé des enjeux et il doit donner son autorisation en toutes connaissances de cause avant d’être greffé. Ce genre de décision délicate est prise au cas par cas, avec l’intervention d’experts.
Donc ici, on constate que même si il y a maladie auto-immune, le don est possible.
Ce qui je pense ne manquera pas de rassurer plusieurs personnes qui s'étaient vues retirer cette possibilité et qui en étaient bien déçues.

Liens utiles et pour en savoir plus et en détails surtout :

mardi 3 mai 2011

L'hypophyse et la thyroïde.

L'hypophyse comme on le sait est le chef de la thyroïde.
L'hypophyse a aussi son chef : l'hypothalamus.

Elle contrôle les glandes comme les surrénales, la thyroïde mais toujours sous l'impulsion de l'hypothalamus. Je vais plus souvent utiliser le terme hypophyse seul, mais il faut toujours garder en mémoire qu'elle est sous l'influence directe de l'hypothalamus. Il est vrai que pendant très longtemps, les médecins croyaient que l'hypophyse était la glande qui régulait tout dans l'organisme. Jusqu'au moment, où il y a eu la découverte de l'hypothalamus et de son vrai rôle.
Ici nous allons apprendre un peu le rôle global de l'hypophyse dans l'organisme et plus précisément bien entendu, son rôle direct et l'impact qu'elle peut avoir sur la thyroïde.
Pour cela, on va d'abord commencer par énumérer ce qu'elle produit et brièvement ce à quoi cela correspond dans l'organisme. Pour plus de renseignements spécifiques, il faudra vous en référer à des sites spécialisés qui m'ont aidée à rédiger cet article, dont vous trouverez les liens en fin d'article.

Elle produit plusieurs hormones.
L'hormone de croissance : produite par les cellules somatotropes dans la partie antérieure de l'hypophyse (anté-hypophyse).
Cette hormone permet la reproduction des cellules.
Un manque de production de cette hormone, induit ce qu'on appelle le nanisme.
Une surproduction induit le gigantisme et l'acromégalie.

La prolactine : produite par les cellules dites lactotropes de l'anté-hypophyse.
Elle permet :
  • la croissance des glandes mammaires. 
  • permet la synthèse du lait (lactation)
  • induit également une sensation de plaisir et de plénitude après un orgasme.
Elle peut subir très souvent une perturbation importante lors des dysfonctionnements thyroïdiens. D'où l'intérêt qu'il y a de la faire contrôler et ce même sans suspicion de dysfonctionnement hypophysaire. 

L'hormone folliculo-stimulante ou FSH : produite par les cellules gonadotropes de l'anté-hypophyse et aussi par une hormone de l'hypothalamus la GnRH = Gonado Tropin Releasing Hormone.
Elle permet  chez la femme :
  • la production de l’œstradiol
  • la production d'une enzyme qui permet la conversion des androgènes en œstrogènes. 
  • la croissance des follicules
  • l'ovulation
Elle permet chez l'homme la production d'une hormone l'inhibine B indispensable à la production des spermatozoïdes. (la spermatogénèse)


L'hormone lutéinisante ou LH : produite par les cellules gonadotropes de l'anté-hypophyse.

Chez la femme, elle permet l'ovulation.
Avec la FSH elle permet la production de la progestérone et des œstrogènes par le corps jaune.

Chez l'homme elle permet surtout la production de la testostérone, en biofeedback (rétro-action) sur l'hypophyse et l'hypothalamus pour la production de LH.

L'hormone corticotrope ou adrénocorticotrophine ou encore dite ACTH : produite par par les cellules basophiles de l'anté-hypophyse.
Elle stimule les glandes surrénales qui produisent le cortisol mais aussi les catécholamines soit l'adrénaline et la noradrénaline.
Elle produit aussi, la testostérone et l'aldostérone.

L'hormone mélanotrope ou MSH = Melanocyte Stimulating Hormone : produite par les cellules mélanotropes de l'hypophyse.
Elle agit sur les mélanocytes de la peau. Ce qui permet de donner la couleur à la peau et le bronzage notamment.

La thyréostimuline ou TSH : produite par l'anté-hypophyse.
Elle permet la régulation de la production des hormones thyroïdiennes.

L'hypothalamus sécrète en fonction des besoins d'hormones thyroïdiennes, la TRH ou Thyreotropin Releasing Hormone. Envoyée ensuite vers l'hypophyse qui elle produit alors la TSH.
Normalement donc la TSH est produite en fonction du taux de la TRH mais pas toujours. Il existe en effet des éléments à prendre en compte qui peuvent venir perturber la production de la TSH.
En priorité elle peut être perturbée par les corticoïdes produits par les glandes surrénales.
La présence de dopamine et somatostatine produites par l'hypothalamus, peut induire une diminution de la production de TSH.
En revanche, elle peut être augmentée par la présence des œstrogènes.

Comme on peut le voir plusieurs choses produites par l'hypophyse, peut entrainer une réaction aussi sur la thyroïde comme la production des surrénales, mais aussi les oestrogènes, progestérone, testostérone,...etc.
Donc tous ces points même si ils semblent si différents peuvent se répercuter sur les autres.
La thyroïde sur les surrénales, les surrénales sur la thyroïde, les hormones sexuelles sur les surrénales et la thyroïde, mais aussi la thyroïde et les surrénales sur les hormones sexuelles. Tout est lié.
Donc lorsqu'il existe un problème thyroïdien, il est bon d'aller également contrôler les autres points liés à l'hypophyse et à l'hypothalamus.
Ce que malheureusement trop souvent les médecins ne font pas.

Quant l'hypophyse et l'hypothalamus fonctionnent correctement, tout devrait bien se passer. Non bien entendu, puisque chaque glande peut avoir ses propres dysfonctionnements qui se répercutent alors ou pas, sur les autres glandes ou organes.
Dans le cas de la thyroïde, on sait que un de ces dysfonctionnements peut être dû justement à un problème hypophyse ou hypothalamus ou hypophyse-hypothalamus. Donc soit l'un, soit l'autre, ou les deux.
Pour le savoir, les examens de la thyroïde peuvent souvent en donner l'indication.

Les résultats comme on le sait pour la thyroïde, c'est pour une hyper une TSH très basses avec des hormones très hautes et l'hypo l'inverse soit TSH très haute et hormones très basses.
Or si il existe un dysfonctionnement hypophysaire-hypothalamus, les résultats seront :
Pour l'hyper : TSH et hormones élevées.
Pour l'hypo : TSH et hormones basses.
Mais on peut aussi avoir la variante d'une TSH parfaite correcte soit 0,8 à 1,5 par exemple et des hormones hautes ou basses. 
Et oui, le sens s'inverse pour la TSH.
Pourquoi ?
Nous allons le voir directement.

Le processus normal : L'hypothalamus fait son observation et calcule les besoins en hormones de l'organisme. Il produit alors la TRH qui permet à l'hypophyse de produire la TSH qui permet elle a la thyroïde de produire les hormones en fonction des besoins de l'organisme.
Mais si l'hypophyse, ou l'hypothalamus, a un problème, la TSH ne va pas être représentative des besoins et peut donc même être carrément à l'inverse. Ce qui donne :
TSH et hormones hautes pour l'hyper parce que l'hypophyse ne donnant pas les bons ordres, laisse entendre à la thyroïde qu'il manque des hormones alors qu'en fait il y en a suffisamment voire même déjà trop. Et si cette erreur d'ordres dure trop longtemps il va alors y avoir un excès d'hormones qui va aller crescendo. Ce qui induit alors une hyperthyroïdie.
TSH et hormones basses pour l'hypo parce que toujours l'hypophyse se trompe dans les ordres et indique alors à la thyroïde qu'il y a trop d'hormones avec la TSH basse. La thyroïde alors ne peut pas produire les hormones nécessaires, et cela induit une hypothyroïdie.

Lorsque l'hypophyse se trompe dans les ordres, on appelle cela une hypo ou une hyper secondaire.
Lorsque l'hypothalamus se trompe dans les ordres, on appelle cela une hypo ou une hyper tertiaire.

L'hypophyse peut avoir plusieurs problèmes dont le principal est l'adénome.
Mais il en existe plusieurs formes en fonction des hormones que l'hypophyse produit.
  • adénome lactotrope = excès de production de la prolactine = hyperprolactinémie
  • adénome somatotrope = excès de production de l'hormone de croissance = acromégalie ou gigantisme
  • adénome gonadotrope = ici pas d'excès de sécrétion mais c'est en fait la production de FSH et LH qui n'est pas relâchée dans le sang.
  • adénome corticotrope = excès de production de l'ACTH qui induit un hypercorticisme = syndrome ou maladie de Cushing. 
  • adénome thyréotrope = excès de production de TSH qui induit une hyperthyroïdie. (**)
  • adénomes mixtes : somatotrope et lactotrope en priorité cela dit d'autres associations sont tout à fait possibles.
(**) ce cas est dit rare mais en fait parce que pas diagnostiqué, par faute des bonnes analyses faites.
En effet les médecins ne se basant bien souvent que sur la TSH et le fait qu'elle soit dans les normes, ne permet pas de faire le diagnostic de cet adénome. On peut très souvent passer à côté.

Mais un point important à mettre en évidence. Si des symptômes à type d'hyperthyroïdie sont présents et que la TSH est haute, qu'il existe en plus d'autres signes comme des anomalies de cycle menstruels pour les femmes, etc, il est souhaitable d'insister encore plus pour que les analyses des hormones soient bien faites et bien interprétées par le médecin.

Mais n'oublions pas non plus les insuffisances de production de tous ces éléments par l'hypophyse. Car si l'excès induit un adénome, les insuffisances elles se répercutent automatiquement sur les glandes ou les organes en rapport.
Ce qui induira :
  • Une insuffisance thyroïdienne : l'hypothyroïdie.
  • L'insuffisance surrénalienne : insuffisance de la production du cortisol qui peut induire une maladie d'Addison. 
  • L'insuffisance gonadique qui peut induire une stérilité chez la femme avec une aménorrhée (absence des règles) et une impuissance chez l'homme.


Liens : Hypophyse
Bilan hormonal féminin et stérilité
L'insuffisance hypophysaire (hypopituitarisme)

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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