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ATTENTION : je ne réponds pas par mail. Sauf UNIQUEMENT pour les enfants ou futures mamans. Donc c'est de l'ordre du très exceptionnel. Merci de votre compréhension.

Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.
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samedi 9 juillet 2011

Les médicaments sont-ils dangereux pour notre santé ?

Dans l'émission : "c'est dans l'air" du 8 juillet 2011, il était question de Médicaments : le grand inventaire. 
Et plus particulièrement les médicaments prescrits chez les personnes âgées. 
Début du résumé de l'émission : 
70 médicaments favoriseraient le déclin cognitif des seniors, augmentant ainsi leur mortalité, selon une étude. Ces résultats relancent le débat sur la dangerosité de certaines molécules, alors que l’Agence du médicament procède à la réévaluation de centaines de produits.
Bien des choses y ont été dites et en résumé, on pourrait dire que seulement 500 médicaments seraient valables et permettraient de soigner la plupart sinon toutes les maladies. Les autres ne servent à rien du tout, n'apportent rien de plus et même pire sont bien souvent plus dangereux encore que la maladie qu'ils sont sensés traiter. 

Mais aussi on y apprend que les médecins ne connaissent pas les médicaments, ce que nous on peut déjà savoir rien qu'en voyant comment les médecins dosent nos traitements ou nous refusent la prescription de traitement comme Cynomel ou Euthyral.
Les médecins ont leur formation pharmaceutique instruite par le laboratoire qui produit le médicament. Donc le côté positif en général, et quelques points négatifs mais jamais la réalité de la dangerosité possible d'un traitement. Bin vi les labos sont pas fous, ils ne font pas scier la branche sur laquelle ils sont assis !
Mais surtout les médecins sont informés de ce que le traitement est sensé traiter, mais pas la cause réelle qui provoque la maladie. Donc le traitement soigne le ou les symptômes mais pas la maladie elle-même. 

Mais aussi la contrainte, pour ne pas dire l'obligation, des médecins de rentrer dans des schémas thérapeutiques, avec peu ou voire pas du tout de marge thérapeutique autre que celle présentée.
Exception faite du cas par exemple de la cancérologue qui intervenait dans l'émission, puisqu'elle a pu, créer un service annexe plus souple mais à quel prix. Pour ceux qui s'en souvienne c'est l'histoire de Terry le petit ange qui a entrainé la mise en place de ce service.  Mais elle affirme "nous sommes marginalisés" puisqu'ils ne suivent pas la règle.
Lorsque la HAS (Haute Autorité de la Santé), par l'intermédiaire d'un questionnaire envoyé aux médecins fait un contrôle sur ces thérapeutiques, on serait à même de penser que ce sont les résultats médicaux qui les intéresseraient. Et bien non pas du tout. Ce qui les intéresse ce ne sont pas les résultats des thérapies, mais savoir si les médecins ont bien appliqué le "schéma thérapeutique" imposé !!
Que des directives soient données c'est normal, mais que ce soit obligatoire, il y a de quoi tomber de haut.
Mais peut-on encore s'en étonner, quand on sait, nous, les difficultés que nous rencontrons avec simplement nos "petits" traitements. 
Mais on y apprend aussi que par exemple des traitements sont testés sur les personnes âgées et cela en plus à leur insu. Certaines maisons de retraites seraient d'ailleurs habituées à ce type de pratiques scandaleuses.

On y met aussi un point en avant, très dangereux pour nos jeunes. La prescription de la Ritaline systématique chez des jeunes enfants dit "agités". On leur apprend dès le plus jeune âge à être dépend d'une substance chimique.
Pire, avant bébé faisait son rot quand on le mettait bien droit la tête sur l'épaule et en lui tapotant un peu le dos, et maintenant on lui donne un médicament. Médicament qui  peut être mortel

A savoir qu'avec une prise quotidienne de plus de 3 à 4 médicaments, il y a risque d'interactions et surtout de dangerosité accrue d'effets secondaires pouvant débaucher sur une nouvelle pathologie. Voire des cas mortels.

Un médecin disait aussi que certains traitements pris, peuvent faire déclarer plus vite une pathologie sous-jacente, comme par exemple une Alzheimer ou un Parkinson.  
Et à propos de Alzheimer, la plupart des médicaments qui leur sont prescrit aggraveraient la maladie pour un bénéfice quasi nul.  
Au sujet des Parkinson, le traitement (Requip) peut induire des addictions comme par exemple l'addiction aux jeux d'argent. 
Le Requip connu aussi sous un autre nom soit Adartrel, est donné en traitement du syndrome des jambes sans repos, syndrome qui en fait n'est pas un problème nouveau du tout mais il s'agit en fait de ce qu'on appelait autrefois les jambes lourdes ou encore impatiences. J'en parlerais dans un prochain article. Avertissement donc aux personnes prenant ce traitement.

Les statines, sont aussi mises en cause dans les douleurs type rhumatismes. 
Des personnes sont traitées par statines pour hypercholestérolémie, et pensent qu'elles sont atteintes de rhumatismes. Or c'est bien le traitement qui induit ce type de douleurs, mais les médecins ne préviennent pas leur patient, car parfois eux-mêmes ne sont même pas au courant.

On y apprend aussi, que plus de 5 millions de Français sont sous AD. C'est énorme et un record face aux autres pays.

On y apprend aussi que les compagnes de dépistage du cancer du sein ont repris du service et posent la question très importante : la mammographie est-elle vraiment nécessaire, et permet-elle vraiment de faire de la prévention ?
A ce sujet pour la réponse je vous donne le lien du site du Docteur Marc Girard qui a développé en France le principe de la pharmacovigilance. Rien que le titre en dit long sur la réponse :  La face obscure de la mammographie.

Mais surtout ce qu'on peut comprendre au final de cette émission, c'est l'incompétence des médecins face aux médicaments. Leur manque de connaissances à leur sujet est un vrai problème si ce n'est le gros problème. 

Le patient y est aussi un peu visé, mais il faut bien avouer que certains patients sont effectivement réellement en cause, car ils veulent un traitement à tout prix. Certains ne sont pas contents si ils sortent de chez leur médecin sans une prescription. Or chaque consultation chez un médecin ne nécessite pas un traitement. 
Parfois, il est d'abord nécessaire de faire un ou des examens afin de traiter, ce qui est tout de même plus logique. Mais des patients ne comprennent pas cela. 

Voir la vidéo de l'émission visible sur le site  : Médicaments : le grand inventaire.
Il y a beaucoup à dire et difficile de tout retranscrire. Mais énormément de choses importantes.
Mais je tiens à mettre cet article au plus vite en ligne afin d'attirer l'attention sur le problème des médicaments. Je reviendrais sûrement sur cet article par la suite.

Lien très intéressant et à retenir : Site du Docteur Marc Girard.

lundi 4 juillet 2011

T3 et T4 peu souvent prescrites : pourquoi ? Quelles conséquences ?

Les médecins trop souvent ne se fient qu'à la seule TSH pour faire le diagnostic d'une maladie thyroïdienne et en plus se fient trop souvent uniquement au fait qu'elle soit dans les normes.

Comme on le sait, elle n'est pourtant pas la seule à pouvoir donner des informations et surtout même les bonnes informations.
L'analyse des T3 et des T4 est-elle indispensable ? Oui et cela, est déjà expliqué dans les articles : Importance de la T3. et  Le rôle des T3 et des T4.

Mais pourquoi les médecins refusent-ils de faire d'autres analyses ?
Le coût ?
Le doute sur l'utilité réelle de ce que les résultats peuvent apporter ?
L'absence des connaissances suffisantes de la part des médecins ?
Le fait qu'ils n'aient pas envie de se compliquer à chercher et que le diagnostic de dépression, de mauvais régime alimentaire, de manque d'activité physique,... sont plus faciles ?
Y sont-ils obligés à ne faire que ce minimum d'analyses ?  
Un peu de tout cela et même pour certains c'est tout cela.
Ont-ils raison ? Non bien entendu, et ici, on va démontrer pourquoi et surtout on peut démontrer à quel point c'est inadmissible à tout point de vue.

Diagnostic de la dépression. 
On sait effectivement que bien des dysfonctionnements thyroïdiens peuvent faire penser à une maladie dite mentale, et la première retenue est la dépression.
Et c'est alors la prescription et la spirale infernale des traitements anti-dépresseurs.
Pourtant les spécialistes des maladies psychiatriques disent eux STOP à la prescription à tout va et sans raison de ce type de traitement. Certains se sont même regroupés en association afin de pourvoir mieux dénoncer ces abus.
Cela nuit fortement à la personne sur la santé même mais aussi coûte très cher à la sécu et doublement. Par le prix des traitements et le comble, par le prix des suites des effets secondaires que ces traitements entrainent.

Ne pas faire les bonnes analyses. 
Cela ne permet pas de faire le bon diagnostic et donc de ne pas trouver le pourquoi de certains symptômes ce qui peut alors entrainer des analyses, des examens, des consultations multiples sans que jamais rien ne soit trouvé, et au final on termine alors avec un diagnostic de fibromyalgie qui n'arrange rien du tout non plus. Cette "maladie" ne permettant pas de traitement juste et efficace. Il y a bien des prescriptions type Lyrica ou autre Cymbalta mais qui ne font que masquer des douleurs et en plus seulement momentanément. Pour en savoir plus à ce sujet voir l'article : La thyroïde en question dans le diagnostic de la fibromyalgie.
Et surtout les médecins soignent alors les symptômes mais pas la cause. Ce qui ne fait pas avancer les choses non plus.

Mais ici, on retient la partie :  "Cela ne permet pas de faire le bon diagnostic et donc de ne pas trouver le pourquoi de certains symptômes ce qui peut alors entraîner des analyses, des examens, des consultations multiples..."
En effet, des douleurs musculaires non expliquées, de la fatigue qui persiste, des céphalées, des troubles digestifs, .... entraînent généralement la visite chez un rhumatologue, un neurologue, un gastro-entérologue, un nutritionniste aussi souvent car il y a une prise de poids, chez le psychiatre pour la "dépression", médecine interne, neuro-psychiatre,...etc. Liste non exhaustive.
Et toutes ces consultations ont un coût. Et pour plusieurs personnes ce n'est pas que un médecin de cette liste qui a été vu, mais plusieurs.

Mais il n'y a pas que les consultations qui ont un coût, car les spécialistes eux demandent des analyses, des examens qui peuvent parfois coûter très chers. Des analyses d'anticorps afin de vérifier si il n'y a pas une maladie comme un lupus, une poly-arthrite rhumatoïde, une sarcoïdose, une amylose, une sclérose en plaque, une spondylarthrite ankylosante,...etc, toutes coûtent excessivement chères. Et souvent on a toutes ces recherches qui sont faites.
Et puis il y a les examens radiologiques type : scanner, IRM, EMG (électromyogramme), scintigraphie.
Tout cela coûte aussi très cher.
Des biopsies peuvent aussi être demandées.
Et tout ça pour trouver quoi : RIEN.

On me dira, "oui mais il fallait bien le faire pour être sûr qu'il n'y ait pas ce type de problème".
Ce quoi je répond : "oui mais si on veut bien vérifier tout cela pourquoi d'abord ne pas simplement approfondir ce qu'on a déjà sous les yeux et qui, on sait, peut être responsable des symptômes ?"

Car ces examens coûtent très chers alors que les examens thyroïdiens : TSH, T3 et T4 coûtent environ 60 €.  Les analyses qui doivent aussi être associées comme le fer, la vitamine D, bilan hépatique, lipidique et rénal + autres examens (voir : Quelles prises de sang faire et quand et quels autres examens ? )
Ces analyses complémentaires sont souvent utiles pour voir l'état général et donc ne sont pas forcément un problème et peuvent même au contraire mettre à jour des risques qui sont jusque là pas observés, comme par exemple la carence en vitamine D qui pourtant est très courante. Une étude vient d'ailleurs d'être rendue et note la possibilité que les personnes vivant dans le Nord du pays devraient être systématiquement contrôlées et pour celles en carence avérée, devraient être mise sous traitement. Et d'après l'étude, le nombre de personnes dans cette situation sont très nombreuses. Mais pas que dans le Nord, même dans le Sud, il y a bien souvent des carences en vitamine D, et souvent associées justement à une maladie de la thyroïde.

Donc qu'on nous refuse ces simples analyses, qui coûtent un minimum à la sécurité sociale, est un non-sens puisqu'il est préféré, en fait, de nous envoyer chez des spécialistes faire des analyses et examens bien plus coûteux.
Mais il faut aussi alors penser aux traitements. Prescrit à tort, ils n'améliorent rien du tout, mais souvent au contraire viennent même aggraver la situation.

Mais hors coût médical directement, il y a aussi le coût du travail. En effet un arrêt de travail ça coûte aussi à la communauté.

Les médecins pour expliquer un peu le fait que la TSH seule suffit, nous répondent toujours que les autres analyses "ça sert à rien". Certains vous diront aussi que c'est la sécurité sociale qui leur dit qu'ils ne doivent pas faire les examens.
En fait, il est vrai qu'on leur suggère que la TSH seule suffit. Voir : Aide à l’application des référentiels pour les prescriptions de biologie en première intention. Qui permet de voir qu'effectivement les recommandations limitent fortement les prescriptions des médecins. Et quand on lit cela on comprend beaucoup de choses.
Mais le médecin n'est-il pas médecin ? Et qu'en fonction de l'état général de son patient, n'est-il pas capable de juger si des analyses complémentaires ne seraient pas utiles ?
Normalement si, et il doit même le faire si on tient compte du code de déontologie du conseil de l'ordre des médecins. Voir : Article 8 - Liberté de prescription
Et lire aussi l'article le ministère de la santé : Titre 1 : Devoirs généraux des médecins. Article 8 + abrogations.
Mais les médecins restent malgré tout bien libres de leurs prescriptions et si ils le jugent nécessaire dans le cadre du suivi de leur patient, ou de la recherche d'un diagnostic, les analyses et examens sont tout à fait possibles. 
Et ne pas oublier que les précisions données par la sécurité sociale, il s'agit de recommandations, pas d'obligations.

Mais il y a tout de même aussi des manquements aux connaissances des médecins que ce soit sur la maladie elle-même et sur comment la traiter. Et que ce soit hypothyroïdie ou hyperthyroïdie, on se rend compte qu'il y a des connaissances insuffisantes.
Pas parce que les cours qu'ils ont suivis n'en parlent pas, mais simplement parce que sûrement pour beaucoup à partir du moment ou :
  1. La TSH est dans les normes = tout va bien. 
  2. Si elle est basse = hyperthyroïdie. 
  3. Si elle est haute = hypothyroïdie.
Et bien non. Et c'est même loin d'être le cas et surtout aussi simple. Il n'y a qu'à voir les multiples cas de formes d'hyper et d'hypo que l'on peut trouver, pour en être convaincu.

Mais le premier coût le plus important et qui est le plus ennuyeux dans ce problème, c'est que c'est la vie d'une personne qui est perturbée, troublée, mais aussi celle de ses proches. Mais ça ça coûte pas à la sécurité sociale ni à la communauté, alors on s'en fiche un peu. Navrant !!!

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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